Nom du médicament
DIAPHARM
Type
Médicament
Nature
Générique
Forme galénique
Solution injectable
Composition
Diazépam
Dosage
10 mg par 2 ml
Présentation
boîte de 5 ampoules injectables 2 ml
Prix
- Prix public : 37.2 DH
- Prix hospitalier : 23.2 DH
Remboursement
Remboursable
Laboratoire
Pharma 5
Classe thérapeutique
- Neurologie – Psychiatrie ➜ Antiépileptiques ➜ Benzodiazépines ➜ Diazépam
- Neurologie – Psychiatrie ➜ Anxiolytiques ➜ Benzodiazépines ➜ Voie orale
Classification ATC
Code : N05BA01
- Système Nerveux
- ➜ Psycholeptiques
- ➜ Anxiolytiques
- ➜ Dérivés des benzodiazépines
- ➜ Diazépam
Indications thérapeutiques
Urgences neuro-psychiatriques
traitement d’urgence de l’état de mal épileptique de l’adulte et de l’enfant,
crise d’angoisse paroxystique,
crise d’agitation,
delirium tremens.
Pédiatrie
traitement d’urgence par voie rectale des crises convulsives du nourrisson et de l’enfant.
Anesthésie
prémédication à l’endoscopie,
induction et potentialisation de l’anesthésie.
Autre indication
tétanos.
Posologie et mode d’administration
Posologie
La posologie sera essentiellement dépendante de la situation clinique.
Chez l’adulte, elle varie de 0,1 à 0,2 mg/kg par injection. On peut d’emblée administrer 1 à 2 ampoules par voie IM ou IV lente.
Cette dose pourra être renouvelée jusqu’à 4 fois par 24 heures, voire davantage en milieu hospitalier.
Injection intrarectale dans le traitement de la crise convulsive du nourrisson et de l’enfant :
La solution injectable est utilisée à la dose de 0,5 mg/kg de poids corporel (soit 0,1 ml de solution/kg), sans dépasser 10 mg.
La quantité voulue est prélevée à l’aide d’une seringue et injectée dans le rectum à l’aide d’une canule adaptable à la seringue.
Traitement d’urgence de l’état de mal épileptique du nourrisson et de l’enfant :
Nourrisson : 0,5 mg/kg
Enfant : 0,2 à 0,3 mg/kg
Administration par voie IV lente.
L’injection pourra être répétée 10 à 20 minutes après.
En raison du risque potentiel de toxicité lié à l’accumulation d’excipients, la dose maximale de Ce médicament ne doit pas être répétée dans les 24 heures chez les enfants âgés de moins de 5 ans (voir la mise en garde concernant les excipients à la rubrique ‘Mises en garde’.
Chez l’insuffisant rénal ou l’insuffisant hépatique léger à modéré :
Il est nécessaire de réduire la posologie de diazépam à la dose la plus faible possible (de moitié, par exemple).
Chez le sujet âgé : la plus faible dose possible de diazépam doit être utilisée (la moitié de la dose recommandée chez l’adulte, par exemple). L’effet pharmacologique des benzodiazépines apparaît plus important chez le sujet âgé que chez le sujet jeune à des concentrations plasmatiques similaires.
Etat de mal convulsif chez l’adulte :
2 mg/min en perfusion intraveineuse rapide jusqu’à 20 mg puis perfusion lente avec 100 mg dans
500 ml de solution glucosée, à raison de 40 ml/heure.
Voies d’administration
Voie intramusculaire ou intraveineuse lente ou perfusion ou voie intrarectale.
En raison du risque d’apnée en cas d’injection intraveineuse rapide, l’injection intraveineuse doit être lente et faite dans une grosse veine. Ce risque d’apnée existe aussi pour la voie intrarectale chez le nourrisson et l’enfant (voir rubrique ‘Effets indésirables’. Il est nécessaire de disposer d’un matériel de réanimation respiratoire.
Les injections intramusculaires doivent être profondes. Elles ne sont pas adaptées au traitement des crises ou de l’état de mal convulsif. La voie intramusculaire est déconseillée chez l’enfant.
Durée
Le traitement doit être aussi bref que possible. En cas de relais par la voie orale, l’indication sera réévaluée régulièrement.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Grossesse
De nombreuses données issues d’études de cohorte n’ont pas mis en évidence la survenue d’effets malformatifs lors d’une exposition aux benzodiazépines au cours du 1° trimestre de la grossesse. Cependant, dans certaines études épidémiologiques cas-témoins, une augmentation de la survenue de fentes labio-palatines a été observée avec les benzodiazépines. Selon ces données, l’incidence des fentes labio-palatines chez les nouveau-nés serait inférieure à 2/1000 après exposition aux benzodiazépines au cours de la grossesse alors que le taux attendu dans la population générale est de 1/1000.
En cas de prise de benzodiazépines à fortes doses aux 2° et/ou 3° trimestres de grossesse une diminution des mouvements actifs fœtaux et une variabilité du rythme cardiaque fœtal ont été décrits. Un traitement en fin de grossesse par benzodiazépines même à faibles doses, peut être responsable chez le nouveau-né de signes d’imprégnation tels qu’hypotonie axiale, troubles de la succion entraînant une faible prise de poids. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de la benzodiazépine prescrite. A doses élevées, une dépression respiratoire ou des apnées, et une hypothermie peuvent apparaître chez le nouveau-né. Par ailleurs, un syndrome de sevrage néo-natal est possible, même en l’absence de signes d’imprégnation. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations du nouveau-né survenant à distance de l’accouchement. Le délai de survenue dépend de la demi-vie d’élimination du médicament et peut être important quand celle-ci est longue.
Compte tenu de ces données, par mesure de prudence, l’utilisation du diazépam est déconseillée au cours de la grossesse quel qu’en soit le terme.
En cas de prescription du diazépam à une femme en âge de procréer, celle-ci devrait être avertie de la nécessité de contacter son médecin si une grossesse est envisagée ou débutée afin qu’il réévalue l’intérêt du traitement.
En fin de grossesse, s’il s’avère réellement nécessaire d’instaurer un traitement par diazépam, éviter de prescrire des doses élevées et tenir compte, pour la surveillance du nouveau-né, des effets précédemment décrits.
Allaitement
L’utilisation de ce médicament pendant l’allaitement est déconseillée.