CYCLOMIDE NOVOPHARMA, 1000 mg, poudre pour solution injectable IV, boîte d’un flacon

Nom du médicament

CYCLOMIDE NOVOPHARMA

Type

Médicament

Nature

Générique

Forme galénique

Poudre pour solution injectable IV

Composition

Cyclophosphamide

Dosage

1000 mg par flacon

Présentation

boîte d’un flacon

Prix

  • Prix public : 82.5 DH
  • Prix hospitalier : 51.5 DH

Remboursement

Remboursable

Laboratoire

NovoPharma

Classe thérapeutique

  • Cancérologie – Hématologie ➜ Antinéoplasiques ➜ Chimiothérapie cytotoxique ➜ Agents alkylants et apparentés ➜ Moutardes à l’azote ➜ Cyclophosphamide
  • Infectiologie – Parasitologie – Immunologie ➜ Autres immunosuppresseurs ➜ Alkylants ➜ Cyclophosphamide

Classification ATC

Code : L01AA01

  • Antinéoplasiques et Agents immunomodulants
  • ➜ Agents antinéoplasiques
  • ➜ Agents alkylants
  • ➜ Analogues de moutarde à l’azote
  • Cyclophosphamide

Indications thérapeutiques

Le cyclophosphamide peut être utilisé seul ou en association avec d’autres agents chimiothérapeutiques, selon l’indication. Le cyclophosphamide est indiqué pour le traitement de :

leucémie lymphocytaire chronique (LLC),

leucémie lymphocytaire aiguë (LLA),

pour le conditionnement avant une greffe de moelle osseuse, dans le traitement de la leucémie lymphoblastique aiguë, de la leucémie myélogène chronique et de la leucémie myélogène aiguë : en association avec une irradiation totale du corps ou le busulfan,

lymphome de Hodgkin, lymphome non hodgkinien et myélome multiple,

cancer métastatique de l’ovaire et du sein,

traitement adjuvant du cancer du sein,

sarcome d’Ewing,

cancer bronchique à petites cellules,

neuroblastome avancé ou métastatique,

maladies autoimmunes engageant le pronostic vital, comme les formes progressives sévères de néphrite lupique et la granulomatose de Wegener.

Posologie et mode d’administration

CYCLOMIDE NOVOPHARMA doit être utilisé exclusivement par un médecin expérimenté dans l’utilisation de la chimiothérapie anticancéreuse. CYCLOMIDE NOVOPHARMA ne doit être administré que dans un lieu disposant de l’équipement requis pour la surveillance régulière des paramètres cliniques, biochimiques et hématologiques avant, pendant et après l’administration, et sous la supervision d’un service d’oncologie spécialisé.

Posologie

La posologie doit être individualisée. Les doses et la durée du traitement et/ou les intervalles entre les doses dépendent de l’indication thérapeutique, des caractéristiques d’un traitement d’association, de l’état de santé général du patient et du fonctionnement de ses organes, ainsi que des résultats des analyses biologiques (en particulier, srveillance des cellules sanguines).

En association avec d’autres agents cytostatiques de toxicité similaire, une réduction de la dose ou une prolongation des intervalles sans traitement peuvent être nécessaires.

L’utilisation d’agents stimulant l’hématopoïèse (facteurs de stimulation des colonies et agents stimulant l’érythropoïèse) peut être envisagée pour réduire le risque de complications myélosuppressives et/ou faciliter l’administration de la dose requise.

Avant, pendant et immédiatement après l’administration, des quantités adéquates de liquide doivent être ingérées ou perfusées afin de forcer la diurèse et de réduire le risque de toxicité pour les voies urinaires. Par conséquent, CYCLOMIDE NOVOPHARMA doit être administré le matin. Voir rubrique ‘Mises en garde’.

Il est de la responsabilité du médecin de décider de l’utilisation du cyclophosphamide en fonction des directives thérapeutiques en vigueur.

Tumeurs hématologiques et solides

Traitement à faible dose continu ou intermittent :

3 à 6 mg/kg de poids corporel (= 120 à 240 mg/m2 de surface corporelle), injectés par voie intraveineuse.

Traitement intermittent :

10 à 15 mg/kg de poids corporel (= 400 à 600 mg/m2 de surface corporelle), injectés par voie intraveineuse, avec des intervalles sans traitement de 2 à 5 jours.

Traitement intermittent à haute dose :

20 à 40 mg/kg de poids corporel (= 800 à 1 600 mg/m2 de surface corporelle), injectés par voie intraveineuse, avec des intervalles sans traitement de 21 à 28 jours.

Préparation avant une greffe de moelle osseuse

2 jours à 60 mg/kg ou 4 jours à 50 mg/kg de poids corporel, injectés par voie intraveineuse.

Si un protocole associant busulfan et cyclophosphamide (Bu/Cy) est utilisé, la première dose de cyclophosphamide doit être administrée au moins 24 heures après la dernière dose de busulfan (voir rubrique ‘Mises en garde’ et ‘Interactions’.

Maladies autoimmunes

500 à 1 000 mg/m2 de surface corporelle par mois.

Patients présentant une insuffisance hépatique

Une insuffisance hépatique sévère peut être associée à une activation réduite du cyclophosphamide, pouvant nuire à l’efficacité du traitement par cyclophosphamide. Ceci doit être pris en compte lors de la sélection de la dose et de l’interprétation de la réponse à la dose sélectionnée. (Voir rubrique ‘Mises en garde’.)

La dose doit être réduite chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Une réduction de la dose de 25 % est recommandée chez les patients ayant des concentrations sériques de bilirubine comprises entre 3,1 et 5 mg/100 ml (= 0,053 et 0,086 mmol/l).

Patients présentant une insuffisance rénale

Chez les patients présentant une insuffisance rénale, en particulier les patients ayant une insuffisance rénale sévère, une diminution de l’excrétion rénale peut avoir pour conséquence une augmentation des taux plasmatiques de cyclophosphamide et de ses métabolites, ce qui peut accroître la toxicité du médicament. Ceci doit être pris en compte lors de la détermination de la posologie chez ces patients. (Voir rubrique ‘Mises en garde’.) Une réduction de la dose de 50 % est recommandée en cas de débit de filtration glomérulaire inférieur à 10 ml/minute.

Le cyclophosphamide et ses métabolites sont dialysables, bien qu’il puisse exister des différences de clairance selon le système de dialyse utilisé. Chez les patients nécessitant une dialyse, l’utilisation d’un intervalle constant entre l’administration du cyclophosphamide et la dialyse doit être envisagée. Voir rubrique ‘Mises en garde’.

Population âgée

En raison de la plus grande fréquence des dysfonctionnements hépatiques, rénaux, cardiaques ou d’autres organes, ainsi que des maladies associées ou autres traitements médicamenteux concomitants chez les sujets âgés, il convient d’adapter la surveillance des toxicités et de procéder aux adaptations posologiques éventuellement nécessaires dans cette population.

Population pédiatrique

Le cyclophosphamide a été administré à des enfants. Le profil de tolérance du cyclophosphamide chez les enfants est similaire à celui des adultes.

Modification posologiques due à une myélosuppression

Une numération leucocytaire et plaquettaire doit être réalisée régulièrement au cours du traitement par cyclophosphamide. Il est recommandé d’adapter la dose, si nécessaire, si des signes de myélosuppression apparaissent.

Veuillez consulter le tableau ci-dessous. La présence d’érythrocytes dans les sédiments urinaires doit également être recherchée régulièrement.

Nombre de leucocytes/μl

Nombre de plaquettes/μl

Dose

> 4 000

> 100 000

100 % de la dose prévue

2 500 à 4 000

50 000 à 100 000

50 % of the dose prévue

< 2 500

< 50 000

Attendre la normalisation des valeurs pour administrer le traitement ou décider individuellement

En cas de traitement d’association, des réductions supplémentaires de la dose peuvent être nécessaires.

Mode d’administration

Le cyclophosphamide est inerte jusqu’à ce qu’il soit activé par des enzymes dans le foie. Toutefois, comme pour tous les agents cytotoxiques, il est recommandé de confier la reconstitution à des personnes ayant été spécifiquement formées, dans une zone prévue à cet effet.

Précautions à prendre avant la manipulation ou l’administration du médicament

Les personnes manipulant la préparation doivent porter des gants de protection. Il convient de prendre soin d’éviter les éclaboussures dans les yeux. Le médicament ne doit pas être manipulé par des femmes enceintes ou qui allaitent.

Le choix du diluant pour la reconstitution de CYCLOMIDE NOVOPHARMA contenant du cyclophosphamide dépend de la voie d’administration utilisée.

Perfusion

Si la solution doit être utilisée en perfusion IV, CYCLOMIDE NOVOPHARMA (contenant du cyclophosphamide) est reconstitué par ajout d’eau pour préparations injectables stérile ou de solution de chlorure de sodium stérile à 0,9 %.

CYCLOMIDE NOVOPHARMA reconstitué doit encore être dilué dans le dextrose à 5 % ou le chlorure de sodium à 0,9 % pour injection avant perfusion.

Injection directe

Si la solution doit être utilisée en injection directe, CYCLOMIDE NOVOPHARMA (contenant du cyclophosphamide) est reconstitué par ajout d’une solution de chlorure de sodium stérile à 0,9 %.

Veuillez noter que seul CYCLOMIDE NOVOPHARMA reconstitué dans une solution de chlorure de sodium stérile à 0,9 % est adapté à une injection en bolus.

CYCLOMIDE NOVOPHARMA (contenant du cyclophosphamide) reconstitué dans l’eau est hypotonique et ne doit pas être injecté directement.

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique ‘Précautions particulières d’élimination et de manipulation’.

Utilisation intraveineuse

L’administration intraveineuse doit de préférence être réalisée par perfusion.

Afin de réduire la probabilité d’effets indésirables, qui dépendent de la vitesse d’administration (par exemple, œdème du visage, céphalée, congestion nasale, brûlure du cuir chevelu), le cyclophosphamide doit être injecté ou perfusé très lentement. La durée de la perfusion (comprise entre 30 minutes et 2 heures) doit être adaptée au volume et au type de liquide administré.

Avant administration parentérale, la substance doit être totalement dissoute.

Les médicaments à administration parentérale doivent faire l’objet d’une inspection visuelle afin de détecter toute présence de particules ou de décoloration avant l’administration, à chaque fois que la solution et le contenant le permettent.

Fertilité, Grossesse et Allaitement

Les femmes en âge de procréer

Les jeunes filles traitées par cyclophosphamide durant la période prépubertaire développent généralement les caractères sexuels secondaires normalement et ont des règles régulières.

Les jeunes filles traitées par cyclophosphamide durant la période prépubertaire ont conçu des enfants par la suite.

Les jeunes filles traitées par cyclophosphamide ayant conservé leur fonction ovarienne après le traitement présentent un risque accru de développement d’une ménopause prématurée (arrêt des cycles menstruels avant l’âge de 40 ans).

Contraception chez les hommes et les femmes

Les femmes ne doivent pas débuter de grossesse durant le traitement et pendant une période de 12 mois après l’arrêt du traitement.

Les hommes ne doivent pas faire d’enfant durant le traitement et pendant une période de 6 mois après l’arrêt du traitement.

Les femmes et les hommes sexuellement actifs doivent utiliser des méthodes efficaces de contraception pendant ces périodes.

Grossesse

Des données très limitées sont disponibles concernant l’utilisation de cyclophosphamide chez les femmes enceintes. De multiples malformations congénitales sévères ont été décrites après une utilisation durant le troisième trimestre. Dans les études réalisées chez des animaux ont montré un potentiel tératogène et une toxicité pour la reproduction (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.

Sur la base des événements observés dans l’espèce humaine, les études réalisées chez des animaux et du mécanisme d’action, l’utilisation de cyclophosphamide pendant la grossesse, en particulier au cours du premier trimestre, n’est pas recommandée.

Au cas par cas, les bénéfices potentiels du traitement doivent être mis en balance avec les risques potentiels pour le fœtus.

Allaitement

Le cyclophosphamide est excrété dans le lait maternel et peut causer une neutropénie, une thrombocytopénie, un faible taux d’hémoglobine et une diarrhée chez les enfants. Le cyclophosphamide est contre-indiqué pendant l’allaitement (voir rubrique ‘Contre-indications’.

Fertilité

Le cyclophosphamide interfère avec l’ovogenèse et la spermatogenèse. Il peut provoquer une stérilité chez les deux sexes. Chez les femmes, le cyclophosphamide peut provoquer une aménorrhée transitoire ou permanente et, chez les jeunes garçons traités par cyclophosphamide durant la période prépubertaire, une oligospermie ou une azoospermie. Avant le traitement des hommes par le cyclophosphamide, ils doivent être informés de la possibilité de stocker et de conserver du sperme viable collecté.

Sources et Validation

Données officielles : Ce contenu est basé sur les données de l'Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS), l'Agence Nationale de l'Assurance Maladie (ANAM) et les publications du Bulletin Officiel.

Éditeur : L'équipe Asafar.

Dernière mise à jour : 07/05/2026

Mise en garde & Disponibilité

Les informations publiées sur Asafar reposent sur des sources réglementaires et professionnelles régulièrement mises à jour. Toutefois, les conditions réelles de commercialisation des médicaments au Maroc peuvent évoluer et ne pas toujours être immédiatement répercutées dans la base.

Ainsi, la présence d’un médicament ici ne constitue pas une garantie de sa disponibilité effective en officine. De même, son absence ne signifie pas nécessairement qu’il n’est pas commercialisé (délais de mise sur le marché, tensions d’approvisionnement, etc.).

Ces données ont une vocation exclusivement informative et ne sauraient se substituer à l’avis des professionnels de santé. Pour toute confirmation, votre pharmacien demeure l’interlocuteur de référence.