DICARVEL, 6,25 mg, comprimé sécable, boîte de 30 comprimés sécables

Nom du médicament

DICARVEL

Type

Médicament

Nature

Générique

Forme galénique

Comprimé sécable

Composition

Carvédilol

Dosage

6,25 mg par comprimé

Présentation

boîte de 30 comprimés sécables

Prix

  • Prix public : 43.8 DH
  • Prix hospitalier : 27.4 DH

Remboursement

Remboursable

Laboratoire

Zenith Pharma

Classe thérapeutique

  • Cardiologie – Angéiologie ➜ Insuffisance cardiaque ➜ Bêtabloquants ➜ Carvédilol

Classification ATC

Code : C07AG02

  • Système Cardio-Vasculaire
  • ➜ Agents bêta-bloquants
  • ➜ Bêtabloquants
  • ➜ Alpha et bêtabloquants
  • Carvédilol

Indications thérapeutiques

Traitement de l’insuffisance cardiaque chronique stable, légère, modérée et sévère (fraction d’éjection ≤ 35 %), en association avec le traitement conventionnel comportant inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétique et, le plus souvent, digitalique.

Dans un programme d’études cliniques, chez des patients en insuffisance cardiaque légère à modérée, le carvédilol a permis de réduire la mortalité à 6 mois de 50 %, IC95 % [33 % – 75 %] (voir rubrique ‘Propriétés pharmacodynamiques’.

Dans l’étude COPERNICUS menée chez des patients en insuffisance cardiaque sévère non décompensée, le carvédilol a permis de réduire la mortalité à 1 an de 35 %, IC95 % [19 % – 48 %] (voir rubrique ‘Propriétés pharmacodynamiques’.

Posologie et mode d’administration

Réservé à l’adulte.

Posologie

La posologie doit être adaptée à chaque patient.

Le traitement doit être instauré sous surveillance médicale particulière, à l’administration de la première dose. L’augmentation des doses jusqu’à détermination de la dose efficace (définie comme étant la dose maximale tolérée) se fera sous surveillance médicale.

Cette période d’adaptation posologique progressive dure au moins 6 semaines.

a) Avant le traitement par carvédilol

Le traitement conventionnel de l’insuffisance cardiaque chronique symptomatique à posologie optimale (inhibiteur de l’enzyme de conversion, diurétique et le plus souvent digitalique) est indispensable avant d’initier le traitement par carvédilol.

L’état du patient doit être stable depuis au moins 4 semaines avant la première prise de carvédilol pour les patients en insuffisance cardiaque légère à modérée.

De même, pour les patients en insuffisance cardiaque sévère, en l’absence de données dans l’étude COPERNICUS sur le délai de stabilité requis avant l’instauration du traitement, il est recommandé par prudence de ne pas instaurer le traitement avant 4 semaines de stabilité.

L’administration de la première dose et les augmentations successives de posologies devront être réalisées en consultation, par un médecin ayant l’expérience de la prise en charge de patients atteints d’insuffisance cardiaque.

b) Administration de la première dose

Le premier jour, une première dose de 3,125 mg (un demi-comprimé de 6,25 mg) doit être instaurée sous surveillance médicale particulière pendant au moins 3 heures (voir rubrique ‘Mises en garde’ modalités de surveillance dans « Précautions d’emploi »).

c) Premier palier posologique

Si cette première administration s’est révélée être bien tolérée (fréquence cardiaque > 50 batt./min., pression artérielle systolique > 85 mmHg et en l’absence de signes cliniques d’intolérance), la posologie sera augmentée le lendemain de la première administration à 3,125 mg deux fois par jour. Cette posologie sera maintenue pendant au moins deux semaines.

Le patient sera revu durant la première semaine de traitement (3 à 7 jours après la première administration) pour vérifier l’absence de signes de décompensation cardiaque.

Toute manifestation d’intolérance lors de cette première semaine d’administration, en particulier bradycardie < 50 batt./min., ou hypotension artérielle systolique < 85 mmHg, doit faire arrêter le traitement par carvédilol.

d) Augmentation des doses par paliers

Si la posologie de 3,125 mg deux fois par jour est bien tolérée, elle sera progressivement augmentée à intervalles d’au moins deux semaines à 6,25 mg deux fois par jour, puis 12,5 mg deux fois par jour, et ensuite 25 mg deux fois par jour. La dose administrée sera ainsi augmentée jusqu’à la dose maximale tolérée par le patient. La dose maximale recommandée est de 25 mg deux fois par jour chez les patients de moins de 85 kg et de 50 mg deux fois par jour chez les patients pesant plus de 85 kg.

Chaque augmentation de dose devra faire l’objet d’une consultation par un médecin ayant l’expérience de la prise en charge de patients atteints d’insuffisance cardiaque (voir rubrique ‘Mises en garde’ modalités de surveillance dans « Précautions d’emploi »).

Pendant cette période de titration, en cas d’aggravation de l’insuffisance cardiaque ou d’intolérance, réduire la dose de carvédilol voire interrompre immédiatement le traitement si nécessaire (notamment en cas d’hypotension sévère, de décompensation d’insuffisance cardiaque avec œdème aigu du poumon, de choc cardiogénique, de bradycardie symptomatique ou de BAV).

Adapter également si nécessaire les doses des autres thérapeutiques de l’insuffisance cardiaque.

e) Reprise du traitement après un arrêt éventuel

Si le traitement par carvédilol est arrêté pendant plus de deux semaines, la dose de reprise devra être de 3,125 mg deux fois par jour.

Cette dose sera ensuite augmentée conformément aux recommandations de posologie ci-dessus.

f) Renouvellement du traitement après la période de titration

Le renouvellement pourra être effectué en consultation non spécialisée, lorsque la dose maximale tolérée aura été établie et si le patient ne se déstabilise pas.

Le traitement d’entretien après la phase de titration nécessite une surveillance identique à celle de tout patient souffrant d’insuffisance cardiaque. Le traitement doit être prolongé en situation stable. L’aggravation de l’état justifie le recours au médecin ayant l’expérience de la prise en charge de patients atteints d’insuffisance cardiaque.

Posologie concernant les populations particulières

Insuffisance rénale

Il n’y a aucune donnée justifiant la nécessité d’ajuster la posologie chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée à sévère (voir rubrique ‘Propriétés pharmacocinétiques’.

La fonction rénale doit être surveillée, particulièrement pendant la période d’augmentation de la dose de carvédilol (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Effets indésirables’. Le traitement doit être interrompu ou la dose réduite en cas d’aggravation de la fonction rénale.

Insuffisance hépatique

Le carvédilol est contre-indiqué chez les patients présentant des signes cliniques de dysfonctionnement hépatique (voir rubrique ‘Contre-indications’.

Sujets âgés

Il n’y a aucune donnée justifiant la nécessité d’ajuster la posologie (voir rubrique ‘Mises en garde’.

Le traitement doit être instauré avec une posologie progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (voir rubrique ‘Mises en garde’.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité du carvédilol, chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies.

Pour plus d’informations, voir la rubrique ‘Propriétés pharmacodynamiques’.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être avalés avec un peu d’eau pendant les repas, pour ralentir l’absorption et réduire la fréquence de survenue d’une hypotension artérielle, en particulier orthostatique, ou d’une décompensation.

Durée du traitement

Le traitement par carvédilol est un traitement au long cours. Comme pour tous les bêtabloquants, le traitement ne doit pas être interrompu brutalement mais plutôt diminué progressivement par intervalles d’une semaine. Ceci est particulièrement important dans le cas des patients atteints d’une maladie coronarienne concomitante.

Fertilité, Grossesse et Allaitement

Grossesse

Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.

En clinique, aucun effet tératogène n’a été rapporté à ce jour et les résultats d’études prospectives contrôlées avec quelques bêta-bloquants n’ont pas fait état de malformations à la naissance.

Chez le nouveau-né de mère traitée, l’action bêtabloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une détresse respiratoire, une hypoglycémie, mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique.

Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique ‘Surdosage’, tout en évitant les solutés de remplissage (risque d’OAP).

En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales d’utilisation, ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse sauf si les bénéfices attendus justifient les risques potentiels pour le fœtus. Les bêta-bloquants réduisent la perfusion placentaire, ce qui peut résulter en une mort fœtale intra-utérine ainsi qu’en un accouchement immature et prématuré.

En cas de traitement jusqu’à l’accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée.

Allaitement

Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait (voir rubrique ‘Propriétés pharmacocinétiques’.

Des études chez l’animal ont démontré que le carvédilol ou ses métabolites sont excrétés dans le lait, cependant il n’a pas été déterminé si le carvédilol est excrété dans le lait humain.

Le risque de survenue d’hypoglycémie et de bradycardie n’a pas été évalué.

En conséquence, par mesure de précaution, il convient d’éviter de l’administrer chez la femme qui allaite.

Fertilité

Des études sur l’animal ont mis en évidence une altération de la fertilité (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’. Le risque potentiel sur l’homme n’est pas connu.

Sources et Validation

Données officielles : Ce contenu est basé sur les données de l'Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS), l'Agence Nationale de l'Assurance Maladie (ANAM) et les publications du Bulletin Officiel.

Éditeur : L'équipe Asafar.

Dernière mise à jour : 22/04/2026

Mise en garde & Disponibilité

Les informations publiées sur Asafar reposent sur des sources réglementaires et professionnelles régulièrement mises à jour. Toutefois, les conditions réelles de commercialisation des médicaments au Maroc peuvent évoluer et ne pas toujours être immédiatement répercutées dans la base.

Ainsi, la présence d’un médicament ici ne constitue pas une garantie de sa disponibilité effective en officine. De même, son absence ne signifie pas nécessairement qu’il n’est pas commercialisé (délais de mise sur le marché, tensions d’approvisionnement, etc.).

Ces données ont une vocation exclusivement informative et ne sauraient se substituer à l’avis des professionnels de santé. Pour toute confirmation, votre pharmacien demeure l’interlocuteur de référence.