Nom du médicament
IBUPROFENE B-BRAUN
Type
Médicament
Nature
Générique
Forme galénique
Solution pour perfusion IV
Composition
Ibuprofène
Dosage
4 mg par 1 ml
Présentation
boîte de 10 flacons de 50 ml
Prix
- Prix public : 274 DH
- Prix hospitalier : 182.7 DH
Remboursement
Non Remboursable
Laboratoire
Phi
Classe thérapeutique
- Antalgiques – Antipyrétiques – Anti-inflammatoires – Antispasmodiques ➜ Antalgiques non opioïdes ➜ AINS et dérivés ➜ Ibuprofène
- Antalgiques – Antipyrétiques – Anti-inflammatoires – Antispasmodiques ➜ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ➜ AINS arylcarboxyliques ➜ Ibuprofène
- Rhumatologie ➜ Anti-inflammatoires non stéroïdiens ➜ AINS arylcarboxyliques ➜ Ibuprofène
Classification ATC
Code : M01AE01
- Système Musculo-Squelettique
- ➜ Produits anti-inflammatoires et antirhumatismaux
- ➜ Anti-inflammatoires, antirhumatismaux, non stéroïdiens
- ➜ Dérivés de l’acide propionique
- ➜ Ibuprofène
Indications thérapeutiques
IBUPROFENE B-BRAUN est indiqué chez les adolescents et les enfants à partir de 20 kg de poids corporel et âgé de 6 ans et plus pour le traitement symptomatique à court terme de la douleur modérée aiguë et pour le traitement symptomatique à court terme de la fièvre si l’administration par voie intraveineuse est cliniquement justifiée, lorsque les autres voies d’administration ne sont pas possibles.
Posologie et mode d’administration
Posologie
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes (voir rubrique ‘Mises en garde’.
Son utilisation doit se limiter aux situations dans lesquelles l’administration par voie orale est inappropriée. Les patients doivent dès que possible passer à un traitement par voie orale.
Ce médicament doit être utilisé pendant la durée la plus courte possible. Le traitement ne doit pas excéder 3 jours.
Une bonne hydratation du patient doit être maintenue afin de minimiser le risque d’effets indésirables au niveau rénal.
La dose recommandée d’ibuprofène chez les enfants et les adolescents, est déterminée en fonction du poids corporel ou de l’âge. En règle générale, la dose recommandée est de 20 à 30 mg/kg de poids corporel administrées en trois à quatre doses uniques (5- 10 mg/kg) :
Enfants pesant entre 20 kg et 29 kg (6-9 ans) : 200 mg d’ibuprofène jusqu’à 3 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 600 mg.
Enfants pesant entre 30 kg et 39 kg (10 -11 ans) : 200 mg d’ibuprofène jusqu’à 4 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 800 mg.
Adolescents pesant 40 kg ou plus (12-17 ans) : 200 mg à 400 mg d’ibuprofène jusqu’à 3 fois par jour sans dépasser une dose quotidienne maximale de 1200 mg.
Non recommandé chez l’enfant pesant moins de 20 kg ou âgé de moins de 6 ans.
L’intervalle entre les doses doit être déterminé en fonction de la symptomatologie et de la dose quotidienne maximale. Les doses doivent être espacées d’au moins 6 heures. La dose quotidienne maximale recommandée ne doit pas être dépassée.
Insuffisance rénale
Il convient d’être prudent avec l’utilisation des AINS chez des patients insuffisants rénaux. Chez les patients atteints d’insuffisance rénale légère ou modérée, la dose initiale doit être réduite. Elle doit ensuite rester la plus faible possible pendant la durée la plus courte possible pour soulager les symptômes, et la fonction rénale doit être surveillée. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère (voir rubrique ‘Contre-indications’.
Insuffisance hépatique
Bien qu’aucune différence n’ait été observée en termes de profil pharmacocinétique, il convient d’être prudent avec l’utilisation des AINS dans cette population. Les patients atteints d’insuffisance hépatique légère ou modérée doivent débuter le traitement à des doses réduites. La dose doit ensuite rester la plus faible possible pendant la durée la plus courte possible, et les patients doivent être étroitement surveillés. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique ‘Contre-indications’.
Mode d’administration
Voie intraveineuse.
Ce médicament doit être uniquement administré par un professionnel de santé qualifié dans un environnement où le matériel approprié est disponible (pendant le traitement).
La solution doit être administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Grossesse
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines pourrait affecter négativement la grossesse et/ou le développement embryonnaire/fœtal. Les données des études épidémiologiques suggèrent un risque accru de fausse-couche, ainsi que de malformation cardiaque et de laparoschisis après l’utilisation d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire était augmenté de moins de 1 % pour atteindre environ 1,5 %. On pense que le risque augmente avec la dose et la durée du traitement.
Chez l’animal, il a été démontré que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines engendre une augmentation de la perte fœtale pré- et post-implantation et de la mortalité embryo-fœtale. En outre, une incidence accrue de diverses malformations, notamment cardiovasculaires, a été décrite chez des animaux traités pas un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la période d’organogenèse (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.
À partir de la 20ème semaine d’aménorrhée, l’utilisation d’ibuprofène peut provoquer un oligoamnios résultant d’une dysfonction rénale du fœtus. Cet effet peut survenir peu de temps après le début du traitement et est généralement réversible à l’arrêt de celui-ci. De plus, des cas de constriction du canal artériel ont été signalés après un traitement durant le deuxième trimestre de la grossesse, cet effet s’étant résorbé dans la plupart des cas après l’arrêt du traitement. Par conséquent, durant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, l’ibuprofène ne doit être administré qu’en cas d’absolue nécessité. Lors d’utilisation d’ibuprofène chez une femme qui tente de concevoir un enfant ou au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être la plus faible possible et la durée de traitement aussi courte que possible.
Bien que le traitement par l’ibuprofène intraveineux ne soit indiqué que sur une durée maximale de 3 jours, une surveillance prénatale de l’oligoamnios et de la constriction du canal artériel doit être envisagée après une exposition à l’ibuprofène pendant plusieurs jours à partir de la 20ème semaine d’aménorrhée. Le traitement avec l’ibuprofène doit être interrompu en cas d’oligoamnios ou de constriction du canal artériel.
Au cours du troisième trimestre de la grossesse, il s’agit d’une toxicité de classe de tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines qui peut exposer le fœtus à :
une toxicité cardio-pulmonaire (constriction/fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;
un dysfonctionnement rénal (voir ci-dessus) ;
A la fin de la grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent être exposés à :
un risque d’allongement du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire susceptible de se manifester même aux doses très faibles ;
une inhibition des contractions utérines se traduisant par un retard ou une prolongation du travail.
Par conséquent, l’ibuprofène est contre-indiqué au cours du 3e trimestre de la grossesse (voir rubrique ‘Contre-indications’.
Allaitement
De faibles concentrations d’ibuprofène et de ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel. Aucun effet nocif n’ayant à ce jour été observé chez le nourrisson, le traitement à court terme avec des doses plus faibles ne nécessite généralement pas d’interrompre l’allaitement. Il est toutefois recommandé d’interrompre l’allaitement en cas d’utilisation de doses supérieures à 1 200 mg par jour ou en cas d’utilisation sur des périodes plus longues, en raison du potentiel d’inhibition de la synthèse des prostaglandines chez le nouveau-né.
Fertilité
Certaines données suggèrent que les médicaments inhibant la synthèse des cyclo-oxygénases/prostaglandines peuvent entraîner une altération de la fertilité féminine en raison d’un effet sur l’ovulation. Cet effet est réversible à l’arrêt du traitement.