Nom du médicament
IMUREL
Type
Médicament
Nature
Princeps
Forme galénique
Comprimé pelliculé
Composition
Azathioprine
Dosage
50 mg par comprimé
Présentation
boîte de 100 comprimés pelliculés
Prix
- Prix public : 275 DH
- Prix hospitalier : 182.9 DH
Remboursement
Remboursable
Laboratoire
Sothema
Classe thérapeutique
- Gastro-Entéro-Hépatologie ➜ Maladies inflammatoires de l’intestin ➜ Immunosuppresseurs ➜ Azathioprine
- Infectiologie – Parasitologie – Immunologie ➜ Autres immunosuppresseurs ➜ Antimétabolites : azathioprine
Classification ATC
Code : L04AX01
- Antinéoplasiques et Agents immunomodulants
- ➜ Immunosuppresseurs
- ➜ Immunosuppresseurs
- ➜ Autres immunosuppresseurs
- ➜ Azathioprine
Indications thérapeutiques
Transplantation d’organes : prévention du rejet du greffon en association avec des corticostéroïdes ou d’autres agents immunodépresseurs.
Maladies dysimmunitaires :
Traitement du lupus érythémateux systémique, polyarthrite rhumatoïde sévère, hépatite autoimmune, (à l’exclusion des maladies virales), purpura thrombopénique idiopathique, anémie hémolytique auto-immune, dermatomyosite, polymyosite, vascularites systémiques (à l’exception des maladies virales), pemphigus. IMUREL est indiqué dans les formes sévères de ces maladies, chez les patients intolérants aux corticoïdes ou corticodépendants ou dont la réponse thérapeutique est insuffisante en dépit de fortes doses de corticoïdes.
Traitement des maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) modérées à sévères chez les patients chez qui une corticothérapie est nécessaire.
Posologie et mode d’administration
Posologie
Quand la voie orale est impraticable, l’azathioprine injectable peut être administré exclusivement par voie IV ; cette voie doit cependant être abandonnée dès qu’un traitement oral peut de nouveau être toléré.
La posologie et la durée du traitement sont variables suivant les indications.
Transplantation d’organe – Adultes :
La posologie est de 1 à 3 mg/kg/jour (généralement sans dépasser 150 mg/j) et doit être adaptée en fonction de la réponse clinique et de la tolérance hématologique. Il convient d’attendre au moins 2 semaines entre chaque changement de posologie.
Affections du système immunitaire – Adultes :
La posologie est de 1 à 3 mg/kg/jour (sans dépasser 150 mg/j) en fonction de l’état clinique en cours, de la réponse individuelle du patient, et de la tolérance hématologique.
La posologie d’entretien sera réduite au minimum compatible avec le maintien de l’efficacité. Si aucune amélioration de l’état du patient n’intervient dans un délai de 6 mois, l’arrêt du traitement doit être envisagé.
Population pédiatrique
Les posologies sont similaires aux posologies chez l’adulte.
Population pédiatrique avec surpoids
Les enfants considérés en surpoids peuvent nécessiter des doses situées dans le haut de la plage posologique ; une étroite surveillance de la réponse au traitement est donc recommandée (voir rubrique ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Personnes âgées
L’expérience de l’administration d’azathioprine aux personnes âgées est limitée. Bien que les données disponibles ne montrent pas d’incidence d’effets indésirables supérieure chez les patients âgés par rapport aux autres patients traités par azathioprine, il est conseillé de surveiller étroitement les fonctions hépatique et rénale, et d’envisager une réduction de la posologie en cas d’atteinte hépatique ou rénale (voir rubrique ‘Posologie et mode d’administration’.
Insuffisant rénal
Une réduction de la posologie doit être envisagée chez les patients avec insuffisance rénale (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Insuffisance hépatique
Une réduction de la posologie doit être envisagée chez les patients avec insuffisance hépatique (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Interactions médicamenteuses
L’association d’azathioprine avec des inhibiteurs de xanthine oxydases comme l’allopurinol est strictement contre-indiquée (voir rubrique ‘Contre-indications’.
Patients avec déficit en TPMT
Chez les patients présentant un déficit génétique partiel en TPMT (activité enzymatique intermédiaire ou génotype hétérozygote), il convient de réduire la posologie initiale d’azathioprine à 30-70% de la posologie standard soit une posologie initiale de 1-1,5 mg/kg/j. La posologie doit ensuite être adaptée en fonction de la réponse clinique et de la tolérance hématologique. Il convient d’attendre entre 2 et 4 semaines entre chaque changement de posologie.
Chez les patients présentant un déficit génétique complet en TPMT (activité enzymatique indétectable ou génotypes homozygote muté/hétérozygote composite), il convient de préférer un autre traitement non thiopurinique. Si l’azathioprine devait être utilisée chez ces patients, la posologie initiale doit être réduite à 10% de la posologie standard, 3 fois par semaine. Il convient d’attendre entre 4 et 6 semaines entre chaque changement de posologie.
Patients porteurs d’un variant du gène NUDT15
Les patients porteurs d’une mutation héréditaire du gène NUDT15 sont exposés à un risque supérieur d’intoxication sévère par l’azathioprine (voir rubrique ‘Mises en garde’. Ces patients requièrent généralement une réduction posologique ; en particulier les porteurs homozygotes pour les variants de NUDT15 (voir rubrique ‘Mises en garde’. Un génotypage des variants de NUDT15 peut être envisagé avant la mise en œuvre d’un traitement par l’azathioprine. Dans tous les cas, une étroite surveillance de la numération sanguine est nécessaire.
Mode d’administration par voie orale
Il est recommandé de prendre l’azathioprine avec de la nourriture en cas de problèmes intestinaux. La dose ne doit pas être prise avec du lait ou des produits laitiers (voir rubrique ‘Mises en garde’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’. L’azathioprine doit être prise au moins une heure avant ou trois heures après l’ingestion de lait ou de produits laitiers.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Contraception chez l’homme et la femme
En raison des données de toxicologie préclinique (et notamment la génotoxicité), comme avec toute chimiothérapie cytotoxique, des mesures contraceptives adéquates sont recommandées jusqu’à 3 mois après l’arrêt du traitement, si l’un des partenaires est traité par azathioprine et tous les patients doivent être informés de l’intérêt de discuter de façon anticipée avec leur médecin en cas de projet de grossesse.
Grossesse
L’azathioprine est tératogène chez l’animal.
Il existe un passage transplacentaire de l’azathioprine et de ses métabolites, qui peut être important.
Dans l’espèce humaine, plusieurs centaines d’observations de grossesses exposées n’ont pas mis en évidence, à ce jour, d’augmentation substantielle du risque global de malformation majeure. Des retards de croissance intra-utérine, des accouchements prématurés et des faibles poids de naissance sont rapportés en cas d’exposition in utero à l’azathioprine, particulièrement en association avec des corticostéroïdes.
Néanmoins, un risque accru d’infection materno-fœtale est possible.
De plus, en raison des données de toxicologie préclinique (et notamment la génotoxicité) et des anomalies chromosomiques transitoires observées dans les lymphocytes d’enfants exposés in utero :
comme avec toute chimiothérapie cytotoxique, des mesures contraceptives adéquates sont recommandées si l’un des partenaires est traité par azathioprine et tous les patients doivent être informés de l’intérêt de discuter de façon anticipée avec leur médecin en cas de projet de grossesse ;
l’azathioprine ne doit pas être administrée chez la femme enceinte ou lors d’un désir de grossesse, sans réévaluation minutieuse de la nécessité du traitement et sans considérer la possibilité d’alternative thérapeutique plus sûre.
Ainsi, si la pathologie maternelle permet de l’envisager, une suspension du traitement au cours de la grossesse est souhaitable, dans la mesure où les données sur le suivi à long terme des enfants de mères traitées sont insuffisantes.
Un nouveau-né de mère traitée par l’azathioprine en fin de grossesse peut présenter une anémie, une leucopénie, une lymphopénie et/ou une thrombopénie. Ces anomalies sont dose-dépendantes et habituellement transitoires. Afin d’éviter l’apparition de ces effets, une diminution de la posologie maternelle, lorsque cela est possible, est souhaitable, ces manifestations étant plus fréquentes en cas de leucopénie maternelle ou d’une concentration élevée en 6-TGN au 3ème trimestre. Une numération formule sanguine sera réalisée chez le nouveau-né. Le risque d’immunodépression néonatale conduit, par mesure de prudence, à différer l’administration de vaccins atténués vivants après 6 mois de vie.
Une cholestase gravidique a été rapportée occasionnellement en association avec un traitement par l’azathioprine. Un diagnostic précoce et l’interruption du traitement par l’azathioprine peuvent minimiser l’impact sur le fœtus. Une évaluation approfondie du bénéfice pour la mère et de l’impact sur le fœtus doit être effectuée si une cholestase gravidique est confirmée.
Allaitement
Les métabolites actifs de l’azathioprine passent en faible quantité dans le lait des femmes traitées mais ne sont pas détectables chez les nouveau-nés allaités. Dans un groupe restreint de nourrissons allaités, aucun effet indésirable n’a été observé. Cependant des effets hématologiques (leucopénie) ou immunosuppresseurs (sensibilité aux infections) ne peuvent être exclus.
En conséquence, la décision d’allaiter ne peut être prise qu’au cas par cas, après avoir mis en balance les bénéfices potentiels de l’allaitement avec les risques potentiels de survenue d’effets indésirables chez le nourrisson, en prenant en compte la posologie d’azathioprine, les traitements immunosuppresseurs associés et l’état de santé du nouveau-né (faible poids de naissance, prématurité, présence d’une cytopénie néonatale ).
Si la décision d’allaiter est prise, une numération formule sanguine à la recherche d’une leuconeutropénie sera réalisée chez le nouveau-né après deux semaines d’allaitement, et systématiquement en cas de signes d’infection.
Fertilité
Les effets de l’azathioprine sur la fertilité ne sont pas connus, mais les données cliniques disponibles, limitées à ce jour, ne sont pas en faveur d’une altération de la fertilité, en particulier masculine.