NATZON, 8 mg, comprimé sublingual, boîte de 7 comprimés sublinguaux

Nom du médicament

NATZON

Type

Médicament

Nature

Générique

Forme galénique

Comprimé sublingual

Composition

Buprénorphine

Dosage

8 mg par comprimé

Présentation

boîte de 7 comprimés sublinguaux

Prix

  • Prix public : 131.4 DH
  • Prix hospitalier : 82.1 DH

Remboursement

Non Remboursable

Laboratoire

Ergo Maroc

Classe thérapeutique

  • Antalgiques – Antipyrétiques – Anti-inflammatoires – Antispasmodiques ➜ Antalgiques opioïdes mixtes ➜ Buprénorphine

Classification ATC

Code : N02AE01

  • Système Nerveux
  • ➜ Analgésiques
  • ➜ Opiacés
  • ➜ Dérivés de l’oripavine
  • Buprénorphine

Indications thérapeutiques

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d’une thérapeutique globale de prise en charge médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour recevoir un traitement de la dépendance aux opioïdes.

Posologie et mode d’administration

Le traitement doit se faire sous le contrôle d’un médecin spécialisé dans la prise en charge de la dépendance/addiction aux opiacés.

Il est recommandé de prescrire le traitement par la buprénorphine dans le cadre d’une prise en charge globale de la dépendance aux opioïdes.

Le résultat du traitement dépend, d’une part, de la posologie prescrite et d’autre part, des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées pour le suivi des patients.

Précautions à prendre avant l’induction du traitement

Avant d’instaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée d’action longue ou courte), l’intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d’opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes. Afin d’éviter de précipiter l’apparition d’un syndrome de sevrage, l’induction du traitement par Ce médicament doit être effectuée dès l’apparition des signes objectifs et évidents de sevrage (démontrés par exemple par un score indiquant un sevrage léger à modéré sur l’échelle clinique validée des symptômes de sevrage des opioïdes (COWS)).

Chez les patients dépendants à l’héroïne ou aux opioïdes à courte durée d’action, la première dose de buprénorphine doit être prise lors de l’apparition des premiers signes de sevrage mais doit intervenir au moins 6 heures après la dernière prise d’opioïdes.

Chez les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être diminuée à une posologie maximum de 30 mg/jour avant de commencer le traitement par la buprénorphine. La longue demi-vie de la méthadone doit être prise en compte lors de l’instauration du traitement par buprénorphine. La première dose de buprénorphine ne doit être prise que lorsque les premiers signes de sevrage apparaissent et généralement pas moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone. La buprénorphine peut précipiter l’apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.

Posologie

Mise en place du traitement (induction) :

La dose initiale recommandée chez l’adulte et l’adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg par jour. Pour minimiser les symptômes de sevrage indésirables et l’usage d’opioïdes conséquents, et maintenir le patient sous traitement, cette dose peut être répétée jusqu’à 12 mg au premier jour. Dans certains cas, selon la réponse du patient, la dose au jour 1 peut être augmentée sans dépasser 24 mg de buprénorphine. Pendant la phase d’instauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de s’assurer que le comprimé est placé correctement sous la langue et d’observer la réponse du patient au traitement, ce qui permettra d’adapter efficacement la dose administrée en fonction de l’effet clinique obtenu chez le patient.

Adaptation posologique et traitement d’entretien :

Suite à l’induction du traitement le jour 1, le patient doit être stabilisé à une dose d’entretien adéquate déterminée individuellement. La titration de la buprénorphine permet d’obtenir une dose qui stabilise le patient et le maintien en traitement, guidé par une évaluation répétée de l’état clinique et psychologique du patient tel que la consommation et le besoin impérieux d’opioïdes, d’autres troubles addictifs associés, des symptômes d’anxiété et de dépression dus à des consommations ou des comorbidités psychiatriques.Une dose quotidienne d’entretien de 16 mg ou plus est recommandée sans dépasser 24 mg de buprénorphine.

Pendant le traitement d’entretien, il est important de réévaluer périodiquement la dose (augmentation ou diminution) en fonction de l’état clinique et psychologique du patient, comme décrit ci-dessus.

La buprénorphine fait partie d’un traitement intégré décidé avec le patient (décision partagée), impliquant si besoin les pairs, la famille et les proches, et combinant médication, réduction des risques et soutien psychosocial déterminé individuellement comme des interventions motivationnelles, psychoéducation, psychothérapies spécifiques, amélioration des conditions de vie, médicaments pour les comorbidités psychiatriques, etc.

Cette approche centrée sur le patient doit permettre une rémission (disparition des consommations problématiques de substances) et un rétablissement ciblant le développement de nouvelles habitudes de vie et stratégies comportementales et la diminution des vulnérabilités qui contribueront à améliorer l’autonomie fonctionnelle des patients pour leurs projets de vie et leur qualité de vie, et prévenir les rechutes.

Une délivrance quotidienne de la buprénorphine est recommandée, notamment pendant la période d’instauration du traitement. Par la suite et après stabilisation de son état, des quantités de médicament pour plusieurs jours de traitement pourront être remises au patient. Il est recommandé, cependant, de limiter la quantité du médicament délivré en une fois à 7 jours au maximum.

Administration non quotidienne :

Après obtention d’une stabilisation satisfaisante, la fréquence d’administration du traitement peut être réduite à une administration tous les deux jours en doublant la dose quotidienne du patient.

Par exemple, un patient stabilisé recevant une dose quotidienne de 8 mg de buprénorphine peut recevoir 16 mg de buprénorphine un jour sur deux, sans traitement les jours intermédiaires.

Chez certains patients, après l’obtention d’une stabilisation satisfaisante, la fréquence d’administration du traitement peut être réduite à 3 administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être égale à deux fois la dose quotidienne du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la dose quotidienne du patient, sans traitement les jours intermédiaires. En aucun cas, la dose ne doit dépasser 24 mg de buprénorphine par jour. Cette posologie peut ne pas convenir aux patients nécessitant une dose quotidienne > 8 mg de buprénorphine/jour.

Objectifs du traitement, réduction des doses et arrêt du traitement (arrêt progressif) :

Avant de commencer le traitement par buprénorphine, une stratégie de traitement comprenant la durée du traitement et les objectifs du traitement doit être convenue avec le patient.

Le trouble de l’usage des opioïdes est un trouble chronique, fréquemment associé à des comorbidités psychiatriques (c’est-à-dire des pathologies duelles) et à d’autres vulnérabilités qui contribuent au risque élevé de rechute. Le traitement doit être administré aussi longtemps que nécessaire (plusieurs mois à plusieurs années) pour permettre le processus de rémission et de rétablissement. La durée du traitement d’entretien doit être déterminée individuellement avant d’envisager, par décision partagée, la réduction et l’arrêt de la buprénorphine.

Pendant le traitement, des contacts fréquents doivent être établis entre le médecin et le patient pour évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, envisager son arrêt et ajuster les posologies si nécessaire. Lorsqu’un patient n’a plus besoin d’un traitement par buprénorphine, il peut être conseillé de réduire progressivement la dose pour prévenir les symptômes de sevrage (voir rubrique ‘Mises en garde’. La diminution doit être très progressive, au moins sur plusieurs mois, avec une réévaluation périodique comme mentionnée ci-dessus, pour s’assurer que le patient reste stable et éviter les rechutes et/ou le transfert de dépendance.

Lorsque l’évaluation clinique et la volonté du patient conduisent à envisager l’arrêt du traitement, celui‑ci doit être effectué avec prudence. La décision d’arrêter le traitement par la buprénorphine après une période d’entretien ou de stabilisation brève doit être prise dans le cadre d’une prise en charge globale. Pour éviter des symptômes de sevrage et une rechute éventuelle, dans les cas favorables, la dose de buprénorphine peut être diminuée progressivement jusqu’à l’arrêt du traitement. Après une période de stabilisation jugée satisfaisante, si le patient l’accepte, le médecin pourra proposer au patient de diminuer progressivement sa dose de buprénorphine, jusqu’à un arrêt total du traitement de substitution dans les cas favorables. La mise à disposition de comprimés sublinguaux dosés respectivement à 0,4 mg, 2 mg et 8 mg permet une diminution progressive de la posologie. Durant la période d’arrêt du traitement, une attention particulière sera portée aux risques de rechute.

Populations particulières

Sujets âgés

La sécurité et l’efficacité de la buprénorphine chez les patients âgés de plus de 65 ans n’ont pas été établies. Aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

Insuffisance hépatique

Un bilan hépatique et la recherche d’une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement.

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique.

L’exposition systémique est légèrement augmentée chez les sujets atteints d’une insuffisance hépatique légère et aucun ajustement de posologie n’est jugé nécessaire. Après administration d’une dose unique de 2 mg, l’exposition systémique totale est significativement augmentée chez les sujets atteints d’insuffisance hépatique modérée (1,6 fois) et sévère (2,8 fois) comparée aux sujets sains. Les patients doivent être surveillés afin d’éviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de buprénorphine. La buprénorphine doit être utilisée avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée et une diminution de la dose initiale et de la dose d’entretien doit être considérée. Compte tenu d’une exposition élevée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère et d’une possible accumulation après l’administration de doses répétées, la buprénorphine ne doit pas être utilisée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubriques ‘Contre-indications’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique ‘Interactions’ et/ou souffrant d’un dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte accélérée du foie. Un bilan hépatique initial et la recherche d’une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique ‘Mises en garde’.

Insuffisance rénale

La modification de la posologie de la buprénorphine n’est généralement pas nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de la buprénorphine chez les enfants âgés de moins de 15 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

En raison de l’absence de données chez les adolescents (âgés de 15 à 17 ans), ces patients doivent être surveillés plus étroitement pendant le traitement.

Mode d’administration

Administration par voie sublinguale : les médecins doivent informer les patients que la voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour l’administration de ce médicament.

Le comprimé doit être maintenu sous la langue jusqu’à dissolution complète, ce qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes. Les patients ne doivent pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons avant la dissolution complète du comprimé.

Une dose se compose de comprimés de buprénorphine de différents dosages, qui peuvent être placés sous la langue simultanément ou en deux parts ; la deuxième part doit être placée sous la langue dès que le ou les comprimés de la première part sont dissous. Pour des instructions spécifiques concernant la posologie pendant le traitement d’induction, de stabilisation et d’entretien, se reporter aux sections ci-dessus intitulées « Mise en place du traitement (induction) » et « Adaptation posologique et traitement d’entretien ».

Fertilité, Grossesse et Allaitement

Grossesse

Compte tenu des données disponibles et du bénéfice materno/fœtal, la buprénorphine peut être utilisée pendant la grossesse. Cependant, une adaptation de la posologie quotidienne peut être nécessaire afin de maintenir l’efficacité du traitement.

La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, à la fin de la grossesse, peut entraîner un syndrome de sevrage (cris aigus, mauvaise prise alimentaire, sommeil anormal, irritabilité, tremblement, hypertonie, myoclonie ou convulsions) chez le nouveau-né. Ce syndrome est généralement retardé de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance. Des cas de troubles respiratoires chez les nouveau-nés ont aussi été rapportés. Par conséquent, si la mère est traitée jusqu’à la fin de la grossesse, une surveillance doit être envisagée à la naissance et pendant plusieurs jours après.

Allaitement

De très petites quantités de buprénorphine et de ses métabolites passent dans le lait maternel. Ces quantités ne sont pas suffisantes pour éviter le syndrome de sevrage qui peut être retardé chez les nourrissons allaités. Après une évaluation des facteurs de risque individuels, l’allaitement peut être envisagé chez les patientes traitées par la buprénorphine.

Fertilité

Dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a été mise en évidence chez des animaux traités.

Il n’a pas été observé d’effets indésirables sur la fertilité dans les études chez le rat ; cependant, des difficultés de mise bas ont été constatées (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.

Sources et Validation

Données officielles : Ce contenu est basé sur les données de l'Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS), l'Agence Nationale de l'Assurance Maladie (ANAM) et les publications du Bulletin Officiel.

Éditeur : L'équipe Asafar.

Dernière mise à jour : 01/02/2026

Mise en garde & Disponibilité

Les informations publiées sur Asafar reposent sur des sources réglementaires et professionnelles régulièrement mises à jour. Toutefois, les conditions réelles de commercialisation des médicaments au Maroc peuvent évoluer et ne pas toujours être immédiatement répercutées dans la base.

Ainsi, la présence d’un médicament ici ne constitue pas une garantie de sa disponibilité effective en officine. De même, son absence ne signifie pas nécessairement qu’il n’est pas commercialisé (délais de mise sur le marché, tensions d’approvisionnement, etc.).

Ces données ont une vocation exclusivement informative et ne sauraient se substituer à l’avis des professionnels de santé. Pour toute confirmation, votre pharmacien demeure l’interlocuteur de référence.