Nom du médicament
NICOPATCHLIB
Type
Médicament
Nature
Princeps
Forme galénique
Dispositif transdermique
Composition
Nicotine
Dosage
21 mg par 24 h
Présentation
boîte 7 patchs en sachets
Prix
- Prix public : 98.1 DH
- Prix hospitalier : 61.3 DH
Remboursement
Non Remboursable
Laboratoire
Maphar
Classe thérapeutique
- Neurologie – Psychiatrie ➜ États de dépendance ➜ Dépendance au tabac ➜ Apport de nicotine ➜ Dispositifs transdermiques
Classification ATC
Code : N07BA01
- Système Nerveux
- ➜ Autres médicaments du système nerveux
- ➜ Médicaments utilisés dans des troubles d’addiction
- ➜ Médicaments utilisés en cas de dépendance à la nicotine
- ➜ Nicotine
Indications thérapeutiques
Ce médicament est indiqué dans le traitement de la dépendance tabagique afin de soulager les symptômes du sevrage nicotinique chez les sujets désireux d’arrêter leur consommation de tabac. L’arrêt définitif de la consommation de tabac est l’objectif final du traitement.
Le taux de réussite du sevrage tabagique est généralement amélioré s’il est accompagné de conseils et d’un soutien.
Réservé à l’adulte et à l’adolescent de plus de 15 ans.
Posologie et mode d’administration
Ce médicament peut être utilisé en monothérapie ou en association avec d’autres formes de substituts nicotiniques.
En cas d’association, il est conseillé aux patients de prendre l’avis d’un professionnel de santé.
Posologie
NICOPATCHLIB dispositif transdermique est disponible sous 3 dosages : 7 mg/24 h, 14 mg/24 h, 21 mg/24 h.
Monothérapie
Le dosage doit être choisi en fonction du degré de dépendance à la nicotine évalué par le nombre de cigarettes consommées par jour, ou par le test de Fagerström (test disponible dans la notice).
Phase initiale | Suivi de traitement | Sevrage thérapeutique | |
Score de 5 ou plus au test de Fagerström | NICOPATCHLIB h | NICOPATCHLIB 14 mg/24 h** | NICOPATCHLIB 7 mg/24 h** |
Score inférieur à 5 au test de Fagerström | NICOPATCHLIB 14 mg/24 h | NICOPATCHLIB 7 mg/24 h** | arrêt du traitement** ou NICOPATCHLIB 7 mg/24 h |
* selon les résultats sur les symptômes de sevrage
** en cas de résultats satisfaisants
Le dosage du patch devra être adapté à la réponse individuelle :
augmentation de la dose ou maintien de la plus forte dose si l’abstinence tabagique n’est pas complète ou si des symptômes de sevrage sont observés,
diminution en cas de suspicion de surdosage ou de résultats satisfaisants.
La durée du traitement est d’environ 3 mois mais peut varier en fonction de la réponse individuelle. Il est recommandé de ne pas utiliser ce médicament au-delà de 6 mois sans avis médical. Certains « ex-fumeurs » peuvent nécessiter une durée de traitement plus longue afin d’éviter la rechute.
En association avec les formes orales de substituts nicotiniques
Les personnes qui, malgré une monothérapie bien conduite, continuent de ressentir des envies irrépressibles de fumer ou les personnes qui ont échoué en monothérapie, peuvent associer, sous surveillance médicale, NICOPATCHLIB avec une forme orale de substitut nicotinique afin d’agir plus rapidement sur les symptômes de sevrage en nicotine.
Traitement initial :
Le traitement devra débuter par NICOPATCHLIB h, qui sera appliqué quotidiennement sur la peau et retiré puis remplacé le jour suivant, associé si nécessaire à une forme orale de substitut nicotinique (dont le contenu en nicotine doit être inférieur ou égal à 2 mg). Utiliser une forme orale de substituts nicotiniques à chaque fois que l’envie impérieuse de fumer apparaît.
Généralement, 5 à 6 unités de prise peuvent procurer l’effet adéquat.
Ne pas utiliser plus de 24 formes orales dosées à 2 mg (ou moins) de nicotine par jour.
Ce schéma posologique devra être utilisé pendant 6 à 12 semaines, période après laquelle un sevrage progressif des produits de substitution devra être initié.
Sevrage progressif des produits de substitution :
Celui-ci devra être effectué de la façon suivante : utiliser les patchs moins dosés, soit 14 mg/24 h pendant 3 à 6 semaines, puis 7 mg/24 h pendant 3 à 6 semaines tout en continuant à utiliser le même nombre de forme orale de substituts nicotiniques qu’en début de traitement. Ensuite, réduire le nombre de formes orales utilisées par jour, jusqu’à un maximum sans dépasser une durée totale de traitement de 12 mois.
Période | Dispositif transdermique | Forme orale de substitut nicotinique |
Traitement initial | ||
Premières 6-12 semaines | Un patch 21 mg/24 h/jour | Ad libitum (généralement 5-6 unités de prise) |
Sevrage progressif | ||
3-6 semaines suivantes | Un patch 14 mg/24 h/jour | Continuer d’utiliser le nombre nécessaire |
3-6 semaines suivantes | Un patch 7 mg/24 h/jour | Continuer d’utiliser le nombre nécessaire |
Jusqu’à 12 mois | / | Réduire progressivement le nombre jusqu’à l’arrêt |
Population pédiatrique
NICOPATCHLIB ne doit pas être utilisé chez les fumeurs de moins de 18 ans sans l’avis d’un professionnel de santé.
Mode d’administration
Le patch doit être appliqué sur une partie saine de la peau une fois par jour, à la même heure chaque jour..
1. Se laver les mains avant d’appliquer le patch.
2. Ouvrir le sachet avec des ciseaux comme indiqué par la ligne pointillée. Sélectionner une surface de peau sèche, sans lésion cutanée et où la pilosité est rare (telle que partie supérieure du bras, omoplate, poitrine ou hanche).
3. Retirer une première partie du film protecteur en évitant de toucher la surface collante du patch avec les doigts.
4. Appliquer la partie collante sur la peau et retirer la partie restante du film protecteur.
5. Ne pas couper le patch
6. L’adhésivité de ce patch est dépendante de la pression exercée au moment de l’application
Presser fermement le patch sur la peau pendant une dizaine de secondes avec la paume ou les doigts afin d’assurer une adhésion optimale.
Appuyer avec vos doigts sur les quatre bords du patch pour vous assurer qu’il adhère bien à la peau.
Au cours de la manipulation, éviter le contact avec les yeux, le nez et se laver les mains après application.
Un nouveau patch sera appliqué toutes les 24 heures sur un site d’application différent du précédent.
Le patch doit être plié en deux avec le côté collant vers l’intérieur avant d’être jeté.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Grossesse
Chez les femmes enceintes, il convient de toujours recommander un arrêt complet de la consommation de tabac sans traitement de substitution à la nicotine.
Le tabagisme chez la femme enceinte peut être à l’origine d’un retard de croissance intra-utérin, d’une mort fœtale in utero, d’une prématurité et d’une hypotrophie néonatale. Ces effets semblent corrélés à la durée de l’imprégnation tabagique durant la grossesse car ils s’observent lorsque l’exposition au tabacl’imprégnation tabagique se poursuit au cours du troisième trimestre.
Si le sevrage tabagique n’est pas obtenu chez les fumeuses enceintes fortement dépendantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant l’initiation d’un traitement de substitution nicotinique. L’arrêt du tabac, avec ou sans traitement de substitution, ne doit pas s’envisager de façon isolée mais s’inscrire dans le cadre d’une prise en charge globale, en tenant compte du contexte psycho-social et d’autres dépendances éventuellement associées. Une consultation dédiée au sevrage tabagique est donc conseillée.
La nicotine administrée par le biais de traitements de substitution n’est pas dépourvue d’effets délétères sur le fœtus, comme en témoignent les effets hémodynamiques observés au troisième trimestre (par exemple modifications de la fréquence cardiaque), qui peuvent retentir sur le fœtus proche du terme. Cependant, le risque encouru pour le fœtus est probablement plus faible que celui lié à la poursuite du tabagisme puisque :
les concentrations plasmatiques maximales de nicotine sont plus faibles avec un traitement de substitution que celles obtenues avec la nicotine inhalée, et par conséquent, une exposition à la nicotine inférieure ou non supérieure à celle liée à la consommation tabagique.
il n’y a pas d’exposition aux hydrocarbures polycycliques ni au monoxyde de carbone.
Par conséquent, au-delà du sixième mois de grossesse, le patch ne doit être utilisé que sous surveillance médicale chez les fumeuses enceintes n’ayant pas réussi à arrêter de fumer avant le troisième trimestre.
Allaitement
La nicotine passe dans le lait maternel en quantité qui pourrait avoir une incidence sur l’enfant, même aux doses thérapeutiques. Les produits de substitution nicotinique, de même que le tabagisme, doivent donc être évités durant l’allaitement. Si l’arrêt du tabac n’est pas obtenu, l’utilisation des formes orales doit être préférée à celle des dispositifs transdermiques. L’utilisation du patch durant l’allaitement ne doit être initiée que sur avis d’un professionnel de santé.
Fertilité
Chez l’animal, il a été démontré que la nicotine pouvait altérer la fertilité (voir section ‘Sécurité préclinique’.
Chez l’Homme, le tabagisme diminue la fertilité de l’homme et de la femme, la contribution spécifique de la nicotine dans la survenue de ces effets n’étant pas connue.