Nom du médicament
PILIANE
Type
Médicament
Nature
Générique
Forme galénique
Comprimé pelliculé
Composition
Drospirénone, Éthinylestradiol
Dosage
3 mg / 20 µg par comprimé
Présentation
boîte de 28 comprimés pelliculés (dont 7 comprimés placebo)
Prix
- Prix public : 86.1 DH
- Prix hospitalier : 53.8 DH
Remboursement
Non Remboursable
Laboratoire
PromoPharm
Classe thérapeutique
- Gynécologie – Obstétrique ➜ Contraception ➜ Contraceptifs hormonaux ➜ Estroprogestatifs ➜ Voie orale ➜ Minidosés <= 0,04 mg d’éthinyl-estradiol : monophasiques
Classification ATC
Code : G03AA12
- Système Génito-Urinaire et Hormones Sexuelles
- ➜ Hormones sexuelles et modulateurs du système génital
- ➜ Contraceptifs hormonaux à usage systémique
- ➜ Progestatifs et estrogènes, associations fixes
- ➜ Drospirénone et éthinylestradiol
Indications thérapeutiques
Contraception orale.
La décision de prescrire PILIANE doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à PILIANE en comparaison aux autres Contraceptifs Hormonaux Combinés(CHC) (voir rubriques ‘Contre-indications’ et ‘Mises en garde’.
Posologie et mode d’administration
Posologie
Comment prendre PILIANE :
Les comprimés doivent être pris chaque jour, à peu près au même moment, éventuellement avec un peu de liquide, en respectant l’ordre indiqué sur la plaquette. Prendre un comprimé chaque jour pendant 21 jours consécutifs.
Commencer la plaquette suivante après un arrêt de 7 jours pendant lequel se produit habituellement une hémorragie de privation. Celle-ci débute généralement 2 ou 3 jours après le dernier comprimé et peut ne pas être terminée au moment d’entamer la plaquette suivante.
Modalités d’instauration du traitement par PILIANE :
Absence de contraception hormonale antérieure (le mois précédent) :
La prise des comprimés doit commencer le 1er jour du cycle, c’est-à-dire le premier jour des règles.
Relais d’une méthode contraceptive hormonale combinée (contraception orale combinée / COC, anneau vaginal ou patch transdermique) :
La patiente doit commencer le traitement par PILIANE de préférence le jour qui suit la prise du dernier comprimé actif (dernier comprimé contenant les substances actives) de la précédente COC, ou au plus tard le jour qui suit la période habituelle d’arrêt des comprimés, ou le jour suivant la prise du dernier comprimé placebo de la précédente COC. En cas de relais d’un anneau vaginal ou d’un patch transdermique, la patiente doit commencer le traitement par PILIANE de préférence le jour du retrait, ou au plus tard le jour prévu pour la nouvelle pose.
Relais d’une contraception progestative (pilule progestative seule, forme injectable, implant), ou d’un système intra-utérin (SIU) contenant un progestatif :
Chez une femme, le relais peut se faire à tout moment du cycle s’il s’agit d’une pilule progestative seule (le jour du retrait s’il s’agit d’un implant ou d’un SIU, ou le jour prévu pour l’injection suivante s’il s’agit d’une forme injectable). Dans tous les cas, il sera recommandé aux femmes d’utiliser une méthode de contraception mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours de prise de PILIANE.
Après une interruption de grossesse au cours du premier trimestre :
Il est possible de commencer une contraception immédiatement chez ces femmes. Il n’est pas nécessaire d’utiliser une méthode de contraception complémentaire.
Après un accouchement ou une interruption de grossesse au cours du deuxième trimestre :
Il sera conseillé aux femmes de ne commencer une contraception qu’après 21 à 28 jours après un accouchement ou une interruption de grossesse au cours du deuxième trimestre. Si cette contraception est démarrée plus tardivement, il leur sera recommandé d’utiliser une méthode de contraception mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours de traitement. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de s’assurer de l’absence de grossesse avant le début de la prise du contraceptif oral estroprogestatif ou d’attendre les premières règles.
En cas d’allaitement, voir rubrique ‘Fertilité, grossesse et allaitement’.
Conduite à tenir en cas d’oubli d’un ou plusieurs comprimés :
Un retard de moins de 12 heures dans la prise d’un comprimé ne modifie pas l’efficacité contraceptive. Il sera conseillé aux femmes de prendre le comprimé oublié immédiatement dès que cet oubli est constaté, la prise des comprimés suivants s’effectuant à l’heure habituelle.
Si le retard est supérieur à 12 heures, la sécurité contraceptive peut être diminuée. En cas d’oubli de comprimés, les deux règles suivantes doivent être connues car nécessaires pour choisir la conduite à tenir :
1. l’intervalle entre 2 plaquettes ne doit jamais dépasser 7 jours ;
2. sept jours de prise ininterrompue du traitement sont nécessaires afin d’obtenir une inhibition correcte de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
En conséquence, les conseils suivants pourront être donnés dans le cadre de la pratique quotidienne :
Semaine 1 :
Il devra être demandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que l’oubli est constaté, même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps.
Les comprimés suivants devront être pris à l’heure habituelle.
Une contraception mécanique complémentaire (préservatifs par exemple) est cependant nécessaire pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours précédant l’oubli, la possibilité d’une grossesse doit être envisagée.
Le risque de grossesse est d’autant plus élevé que le nombre de comprimés oubliés est important ou que la date de l’oubli est proche du début de la plaquette.
Semaine 2 :
Il devra être recommandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que l’oubli est constaté, même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps.
Les comprimés suivants devront être pris à l’heure habituelle.
Si les comprimés ont été pris correctement au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié, aucune mesure contraceptive complémentaire n’est nécessaire. Cependant, en cas d’oubli de plusieurs comprimés, il devra être recommandé aux femmes de prendre des précautions complémentaires pendant 7 jours.
Semaine 3 :
Le risque de diminution de l’activité contraceptive est maximal en raison de la proximité de l’arrêt de 7 jours. Il est cependant possible d’empêcher la diminution de l’effet contraceptif en ajustant comme suit les modalités de prise des comprimés.
Si la femme a pris correctement tous les comprimés pendant les 7 jours précédant l’oubli d’un comprimé, aucune mesure contraceptive complémentaire n’est nécessaire. Il est possible de suivre l’un des 2 schémas de prise décrits ci-dessous. Dans le cas contraire, il devra être recommandé aux femmes de suivre le premier schéma de prise et d’utiliser une méthode contraceptive complémentaire pendant les 7 jours suivants.
Schéma 1 :
Il sera recommandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que cet oubli est constaté, même si deux comprimés doivent être pris en même temps. Les comprimés suivants seront ensuite pris à l’heure habituelle. La plaquette suivante doit être commencée dès la fin de la précédente, c’est-à-dire sans arrêt entre les deux plaquettes.
Une hémorragie de privation est peu probable avant la fin de la seconde plaquette, mais des spottings (gouttes ou taches de sang) ou des métrorragies peuvent être observées pendant la durée de prise des comprimés.
Schéma 2 :
Un arrêt de la prise des comprimés de la plaquette en cours peut alternativement être conseillé aux femmes dans cette situation. Dans ce cas, un arrêt de 7 jours maximum, incluant le nombre de jours où des comprimés ont été oubliés, devra être respecté avant de commencer la plaquette suivante.
Chez une femme ayant oublié de prendre un (des) comprimé(s), l’absence d’hémorragie de privation entre les deux plaquettes devra faire rechercher une éventuelle grossesse.
Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux :
En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (par exemple, des vomissements ou une diarrhée), l’absorption d’un comprimé peut ne pas être complète ; des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être prises.
Si des vomissements se produisent dans les 3-4 heures suivant la prise du comprimé, un nouveau comprimé doit être pris en remplacement dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris si possible dans les 12 heures qui suivent l’heure habituelle de prise.
Si plus de 12 heures se sont écoulées, les mêmes consignes que celles données pour les oublis de comprimés doivent s’appliquer (voir rubrique ‘Posologie et mode d’administration’. ’’ Conduite à tenir en cas d’oubli d’un ou plusieurs comprimés ’’).
Si la femme ne veut pas modifier le calendrier normal de prise des comprimés, elle doit prendre le(s) comprimé(s) supplémentaire(s) à partir d’une autre plaquette.
Comment retarder les règles ?
La survenue des règles peut être retardée en commençant une nouvelle plaquette de PILIANE sans respecter d’intervalle libre. Les règles peuvent être retardées jusqu’à la fin de la seconde plaquette si nécessaire. Pendant cette période, des métrorragies ou des spottings peuvent se produire. PILIANE peut ensuite être repris de façon régulière après l’intervalle libre habituel de 7 jours.
Il est possible de décaler la survenue des règles à un autre jour de la semaine en raccourcissant la durée de l’intervalle libre du nombre de jours nécessaire.
Comme pour un retard de règles, plus l’intervalle entre deux plaquettes est court, plus le risque d’absence d’hémorragie de privation et de survenue de métrorragies ou de spottings lors de la prise des comprimés de la plaquette suivante est important.
Informations supplémentaires concernant les populations particulières :
Population pédiatrique
PILIANE est indiqué uniquement après l’apparition des premières règles.
Patientes âgées
PILIANE n’est pas indiqué après la ménopause.
Patientes atteintes d’insuffisance hépatique
PILIANE est contre-indiqué chez les femmes ayant une affection hépatique sévère (voir également les rubriques ‘Contre-indications’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Patientes atteintes d’insuffisance rénale
PILIANE est contre-indiqué chez les femmes ayant une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance rénale aiguë (voir également les rubriques ‘Contre-indications’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Voie d’administration :
Voie orale.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Grossesse
PILIANE n’est pas indiqué pendant la grossesse.
En cas de découverte d’une grossesse sous PILIANE, son utilisation devra être immédiatement interrompue.
De nombreuses études épidémiologiques n’ont pas révélé de risque augmenté d’anomalies congénitales chez les enfants nés de femmes ayant utilisé un contraceptif oral avant la grossesse. Aucun effet tératogène n’a été observé si un contraceptif a été pris par erreur au cours de la grossesse.
Des études chez l’animal ont montré la présence d’effets indésirables au cours de la grossesse et de l’allaitement (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’. D’après ces données, un effet indésirable dû à l’activité hormonale des principes actifs ne peut être exclu. Cependant, sur la base de l’expérience de l’utilisation des contraceptifs oraux pendant la grossesse, un tel effet indésirable n’a pas été observé chez l’Homme.
Les données disponibles concernant l’utilisation de l’association drospirénone et éthinylestradiol au cours de la grossesse sont trop peu nombreuses pour permettre de conclure à d’éventuels effets néfastes de PILIANE sur la grossesse ou sur la santé du fœtus ou du nouveau-né. Aucune donnée épidémiologique ne permet à ce jour de conclure.
L’augmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise de PILIANE (voir rubriques ‘Posologie et mode d’administration’ et ‘Mises en garde’.
Allaitement
Les contraceptifs hormonaux pouvant influer sur la composition quantitative et qualitative du lait maternel, ceux-ci sont généralement déconseillés jusqu’à la fin du sevrage. L’utilisation de contraceptifs oraux peut s’accompagner d’une excrétion de faibles quantités de ces contraceptifs et/ou de leurs métabolites dans le lait, ce qui peut avoir un effet sur l’enfant.