SPRIDOL, 1 g, poudre pour solution injectable IM/IV ou à diluer pour perfusion IV, boîte d’un flacon

Nom du médicament

SPRIDOL

Type

Médicament

Nature

Générique

Forme galénique

Poudre pour solution injectable IM/IV ou à diluer pour perfusion IV

Composition

Acide acétylsalicylique (Aspirine)

Dosage

1 g par flacon

Présentation

boîte d’un flacon

Prix

  • Prix public : 7 DH
  • Prix hospitalier : 4.4 DH

Remboursement

Non Remboursable

Laboratoire

Galenica

Classe thérapeutique

  • Antalgiques – Antipyrétiques – Anti-inflammatoires – Antispasmodiques ➜ Antalgiques non opioïdes ➜ Salicylés ➜ Acide acétylsalicylique ➜ Formes injectables

Classification ATC

Code : N02BA01

  • Système Nerveux
  • ➜ Analgésiques
  • ➜ Autres analgésiques et antipyrétiques
  • ➜ Acide salicylique et dérivés
  • Acide acétylsalicylique (Aspirine)

Indications thérapeutiques

Traitement de courte durée des douleurs intenses.

Traitement des rhumatismes inflammatoires.

Traitement symptomatique de la fièvre lorsque l’administration par voie orale n’est pas possible.

Posologie et mode d’administration

RESERVE A L’ADULTE.

Mode d’administration

Voie injectable.

Dissoudre extemporanément le contenu du flacon avec 5 ml d’eau pour préparations injectables.

L’administration peut se faire soit en I.M. profonde, soit en I.V. directe, soit en perfusion I.V à l’aide d’un soluté véhicule (soluté de chlorure de sodium, de glucose ou de sorbitol).

Il est recommandé d’éviter de mélanger dans la même seringue ce médicament avec d’autres spécialités injectables.

Les prises systématiques permettent d’éviter les oscillations de douleur. Elles doivent être espacées d’au moins 4 heures.

Posologies

900 mg d’acétylsalicylate de DL-Lysine correspond à 500 mg d’acide acétylsalicylique (aspirine).

Les flacons d’aspirine injectable existent en deux dosages, 500 mg et 1000 mg.

Douleurs intenses et fièvre :

Adulte : la posologie quotidienne maximum est de 3000 mg d’aspirine.

A titre indicatif : 500 ou 1000 mg d’aspirine par administration, sans dépasser 3000 mg par jour.

Sujet âgé : la posologie quotidienne maximum est de 2000 mg d’aspirine.

A titre indicatif : 500 ou 1000 mg d’aspirine par administration, sans dépasser 2000 mg par jour.

Affections rhumatismales :

Adulte : 3000 à 6000 mg d’aspirine maximum par jour à répartir en 3 ou 4 prises espacées de 4 heures minimum.

Sujet âgé : La posologie devra être réduite.

Fertilité, Grossesse et Allaitement

Grossesse

Faibles doses, inférieures ou égales à 100 mg par jour :

Les études cliniques montrent que des doses allant jusqu’à 100 mg/jour semblent être sûres dans le cas d’utilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.

Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :

L’expérience clinique concernant l’administration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à 500 mg par jour s’appliquent à ces doses.

Doses supérieures ou égales à 500 mg par jour :

L’inhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de l’embryon ou du foetus.

Risques associés à l’utilisation au cours du 1er trimestre

Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez l’animal, il a été montré que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase d’organogénèse de la gestation.

Risques associés à l’utilisation à partir de la 12ème semaine d’aménorrhée et jusqu’à la naissance :

A partir de la 12ème semaine d’aménorrhée et jusqu’à la naissance, tous les AINS, par l’inhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le fœtus à une atteinte fonctionnelle rénale :

in utero pouvant s’observer dès 12 semaines d’aménorrhée (mise en route de la diurèse fœtale) : oligoamnios (le plus souvent réversible à l’arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d’une exposition prolongée.

à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d’exposition tardive et prolongée (avec un risque d’hyperkaliémie sévère retardée).

Risques associés à l’utilisation au-delà de la 24ème semaine d’aménorrhée et jusqu’à la naissance :

Au-delà de la 24ème semaine d’aménorrhée, les AINS peuvent exposer le fœtus à une toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir à partir de 5 mois révolus et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite fœtale ou néonatale voire une mort fœtale in utero. Ce risque est d’autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.

En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :

un allongement du temps de saignement du fait d’une action antiagrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament.

une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.

En conséquence pour les doses supérieures à 100 mg/j :

Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être utilisé chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines d’aménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.

A partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, fœtale et/ou néonatale selon le terme d’exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vie d’élimination de la molécule.

Allaitement

L’acide acétylsalicylique passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant l’allaitement.

Fertilité

Comme tous les AINS, l’utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en agissant sur l’ovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l’arrêt du traitement doit être envisagé.

Autres médicaments de même composition

Sources et Validation

Données officielles : Ce contenu est basé sur les données de l'Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS), l'Agence Nationale de l'Assurance Maladie (ANAM) et les publications du Bulletin Officiel.

Éditeur : L'équipe Asafar.

Dernière mise à jour : 29/01/2026

Mise en garde & Disponibilité

Les informations publiées sur Asafar reposent sur des sources réglementaires et professionnelles régulièrement mises à jour. Toutefois, les conditions réelles de commercialisation des médicaments au Maroc peuvent évoluer et ne pas toujours être immédiatement répercutées dans la base.

Ainsi, la présence d’un médicament ici ne constitue pas une garantie de sa disponibilité effective en officine. De même, son absence ne signifie pas nécessairement qu’il n’est pas commercialisé (délais de mise sur le marché, tensions d’approvisionnement, etc.).

Ces données ont une vocation exclusivement informative et ne sauraient se substituer à l’avis des professionnels de santé. Pour toute confirmation, votre pharmacien demeure l’interlocuteur de référence.