Nom du médicament
SYNNAX
Type
Médicament
Nature
Générique
Forme galénique
Comprimé
Composition
Lamotrigine
Dosage
50 mg par comprimé
Présentation
boîte de 30 comprimés
Prix
- Prix public : 140.2 DH
- Prix hospitalier : 87.6 DH
Remboursement
Remboursable
Laboratoire
Cooper Pharma
Classe thérapeutique
- Neurologie – Psychiatrie ➜ Antiépileptiques ➜ Lamotrigine
- Neurologie – Psychiatrie ➜ Normothymiques ➜ Lamotrigine
Classification ATC
Code : N03AX09
- Système Nerveux
- ➜ Antiépileptiques
- ➜ Antiépileptiques
- ➜ Autres antiépileptiques
- ➜ Lamotrigine
Indications thérapeutiques
Epilepsie
Adultes et adolescents âgés de 13 ans et plus
Traitement en monothérapie ou en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques ;
crises associées au syndrome de Lennox-Gastaut. SYNNAX est administré en association à un autre traitement mais peut être l’anti-épileptique (AE) de première intention dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
Enfants et adolescents de 2 à 12 ans
Traitement en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico‑cloniques et les crises associées à un syndrome de Lennox-Gastaut ;
traitement en monothérapie des absences typiques.
Troubles bipolaires
Adultes âgés de 18 ans et plus
Prévention des épisodes dépressifs chez les patients présentant un trouble bipolaire de type I et qui ont une prédominance d’épisodes dépressifs (voir rubrique ‘Propriétés pharmacodynamiques’.
SYNNAX n’est pas indiqué dans le traitement aigu des épisodes maniaques ou dépressifs.
Posologie et mode d’administration
Posologie
Les comprimés dispersibles de SYNNAX peuvent être croqués ou dissous dans un petit volume d’eau (assez pour recouvrir tout le comprimé) ou avalés en entier avec un peu d’eau. N’essayez pas d’administrer des quantités partielles de comprimés dispersibles.
Si la posologie calculée de lamotrigine (par exemple pour le traitement d’enfants atteints d’épilepsie ou des patients ayant une insuffisance hépatique) ne correspond pas à un nombre entier de comprimé(s), la dose devant être administrée est égale à l’unité inférieure du nombre de comprimé(s) entier(s).
Réintroduction du traitement
Les prescripteurs doivent évaluer le besoin d’augmenter la dose jusqu’à la posologie d’entretien en cas de réintroduction du traitement chez les patients ayant arrêté de prendre SYNNAX quelle qu’en soit la raison, étant donné le risque d’éruption cutanée sévère associé à des posologies initiales élevées et excédant le schéma d’escalade de dose recommandée pour la lamotrigine (voir rubrique ‘Mises en garde’.
Plus le temps écoulé depuis la dernière prise est grand, plus il faut considérer l’augmentation de la dose jusqu’à la posologie d’entretien. Quand le temps d’arrêt de la prise de lamotrigine excède 5 demi-vies (voir rubrique ‘Propriétés pharmacocinétiques’, SYNNAX doit généralement être augmenté jusqu’à la posologie d’entretien selon le schéma approprié.
Il est recommandé de ne pas réintroduire le traitement par SYNNAX chez les patients ayant arrêté en raison d’une éruption cutanée associée à un traitement antérieur par la lamotrigine tant que le bénéfice potentiel n’excède pas clairement le risque.
Epilepsie
L’augmentation posologique recommandée et les posologies d’entretien pour les adultes et les adolescents à partir de 13 ans (Tableau 1) et pour les enfants et adolescents âgés de 2 à 12 ans (Tableau 2) sont données ci-dessous. En raison du risque d’éruption cutanée, la posologie initiale et les augmentations posologiques suivantes ne doivent pas être dépassées (voir rubrique ‘Mises en garde’.
Lorsque des AEs concomitants sont arrêtés ou d’autres AEs/médicaments sont ajoutés au protocole thérapeutique contenant de la lamotrigine, il faut prendre en considération l’effet que cela peut avoir sur la pharmacocinétique de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’.
Tableau 1 : Adultes et adolescents à partir de 13 ans – recommandations posologiques dans l’épilepsie
Type de traitement | Semaines 1 + 2 | Semaines 3 + 4 | Posologie habituelle d’entretien | |
Monothérapie | 25 mg/jour | 50 mg/jour | 100 – 200 mg/jour | |
Pour atteindre le niveau d’entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 50 à 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu’à atteindre la réponse optimale. | ||||
500 mg/jour ont été nécessaires chez certains patients pour atteindre la réponse désirée. | ||||
Traitement en association AVEC le valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotriginevoir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant. | 12,5 mg/jour | 25 mg/jour | 100 – 200 mg/jour | |
Traitement en association SANS le valproate et AVEC inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée sans le valproate mais avec : | 50 mg/jour | 100 mg/jour | 200 – 400 mg/jour | |
phénytoïne | ||||
700 mg/jour ont été nécessaires chez certains patients pour atteindre la réponse désirée. | ||||
Traitement en association SANS le valproate et SANS inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée avec d’autres médicaments qui n’inhibent ou n’induisent pas significativement la glucuronisation de la lamotrigine. | 25 mg/jour | 50 mg/jour | 100 – 200 mg/jour | |
Chez les patients prenant des médicaments dont l’interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n’est pas connue actuellement (voir rubrique ‘Interactions’, la posologie recommandée de lamotrigine en cas d’association au valproate doit être appliquée. | ||||
Tableau 2 : Enfants et adolescents âgés de 2 à 12 ans – recommandations posologiques dans l’épilepsie (dose quotidienne totale en mg/kg de poids corporel/jour)**
Type de traitement | Semaines 1 + 2 | Semaines 3 + 4 | Posologie habituelle d’entretien |
Monothérapie des absences typiques | 0,3 mg/kg/jour | 0,6 mg/kg/jour | 1 – 15 mg/kg/jour (en 1 ou 2 prises par jour). |
Pour atteindre la posologie d’entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 0,6 mg/kg/jour toutes les 1 à 2 semaines jusqu’à atteindre la réponse optimale avec une dose d’entretien maximale de 200 mg/jour. | |||
Traitement en association AVEC le valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotriginevoir rubrique ‘Interactions’ | |||
Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant. | 0,15 mg/kg/jour* | 0,3 mg/kg/jour | 1 – 5 mg/kg/jour |
Traitement en association SANS le valproate et AVEC inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | |||
Cette posologie doit être utilisée sans le valproate mais avec : | 0,6 mg/kg/jour | 1,2 mg/kg/jour | 5 – 15 mg/kg/jour |
phénytoïne carbamazépine phénobarbital primidone rifampicine lopinavir/ritonavir. | Pour atteindre la posologie d’entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 1,2 mg/kg/jour toutes les 1 à 2 semaines jusqu’à atteindre la réponse optimale avec une dose d’entretien maximale de 400 mg/jour. | ||
Traitement en association SANS le valproate et SANS inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | |||
Cette posologie doit être utilisée avec d’autres médicaments qui n’inhibent ou n’induisent pas significativement la glucuronisation de la lamotrigine. | 0,3 mg/kg/jour | 0,6 mg/kg/jour | 1 – 10 mg/kg/jour |
Pour atteindre la posologie d’entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 0,6 mg/kg/jour toutes les 1 à 2 semaines jusqu’à atteindre la réponse optimale avec une dose d’entretien maximale de 200 mg/jour. | |||
Chez les patients prenant des médicaments dont l’interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n’est pas connue actuellement (voir rubrique ‘Interactions’, la posologie recommandée de lamotrigine en cas d’association au valproate doit être appliquée. | |||
*Note : si la posologie calculée quotidienne chez les patients prenant du valproate est de 1 mg ou plus mais inférieure à 2 mg, alors un comprimé dispersible de lamotrigine dosé à 2 mg peut être pris 1 jour sur 2 durant les 2 premières semaines. Si la posologie calculée quotidienne chez les patients prenant du valproate est inférieure à 1 mg, alors la lamotrigine ne doit pas être administrée. N’ESSAYEZ PAS d’administrer des quantités partielles de comprimés dispersibles. ** Si la dose calculée de lamotrigine ne peut être obtenue en utilisant des comprimés entiers, la dose doit être arrondie à l’unité inférieure du nombre de comprimé entier le plus proche. | |||
Afin de s’assurer que la dose thérapeutique est maintenue, le poids de l’enfant doit être contrôlé et la dose doit être revue en cas de modification du poids. Il est probable que les patients âgés de deux à six ans nécessitent une posologie d’entretien se situant vers la limite supérieure de l’intervalle recommandé.
Si le contrôle de l’épilepsie est atteint avec un traitement en association, les AEs associés peuvent être arrêtés et les patients maintenus sous monothérapie par SYNNAX.
Enfants de moins de 2 ans
Les données concernant la tolérance et l’efficacité de la lamotrigine en association à un autre traitement dans les crises partielles des enfants âgés de 1 mois à 2 ans sont limitées (voir rubrique ‘Mises en garde’. Il n’y a aucune donnée chez les enfants de moins d’un mois. Par conséquent, l’utilisation de SYNNAX n’est pas recommandée chez les enfants de moins de 2 ans. Néanmoins si cliniquement en fonction du besoin, la décision de traiter a été prise, voir les rubriques ‘Mises en garde’, ‘Propriétés pharmacodynamiques’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Troubles bipolaires
Le schéma d’escalade de dose et la posologie d’entretien recommandés chez les adultes de 18 ans et plus sont fournis dans les tableaux ci-dessous. Le schéma de transition implique une augmentation posologique de la lamotrigine jusqu’à une posologie d’entretien à stabilisation sur six semaines (Tableau 3) après lesquelles les autres médicaments psychotropes et/ou AEs peuvent être arrêtés, si cela est indiqué cliniquement (Tableau 4). Les ajustements posologiques suite à l’ajout d’autres médicaments psychotropes et/ou AEs sont également fournis ci-dessous (Tableau 5).
En raison du risque de rash, la dose initiale et les augmentations de doses suivantes ne doivent pas être dépassées (voir rubrique ‘Mises en garde’.
Tableau 3 : Adultes de 18 ans et plus – augmentation posologique recommandée jusqu’à la posologie quotidienne totale d’entretien de stabilisation dans le traitement des troubles bipolaires
Type de traitement | Semaines 1 + 2 | Semaines 3 + 4 | Semaine 5 | Posologie cible de stabilisation |
Monothérapie avec la lamotrigine OU en association SANS valproate et SANS inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée avec d’autres médicaments qui n’inhibent ou n’induisent pas significativement la glucuronisation de la lamotrigine. | 25 mg/jour | 50 mg/jour | 100 mg/jour | 200 mg/jour – posologie cible habituelle pour une réponse optimale (en 1 ou 2 prises par jour). |
Traitement en association AVEC le valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotriginevoir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant. | 12,5 mg/jour | 25 mg/jour | 50 mg/jour | 100 mg/jour – posologie cible habituelle pour une réponse optimale (une fois par jour ou en 2 prises). |
Traitement en association SANS le valproate et AVEC inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée sans le valproate mais avec : phénytoïne | 50 mg/jour | 100 mg/jour | 200 mg/jour | 300 mg/jour à la semaine 6, si nécessaire en augmentant jusqu’à la posologie cible habituelle de 400 mg/jour à la semaine 7, pour atteindre une réponse optimale (en 2 prises par jour). |
Chez les patients prenant des médicaments dont l’interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n’est pas connue actuellement (voir rubrique ‘Interactions’, la posologie recommandée de lamotrigine en cas d’association au valproate doit être appliquée. | ||||
* La posologie cible de stabilisation variera selon la réponse clinique.
Tableau 4 : Adultes de 18 ans et plus – posologie totale quotidienne d’entretien de stabilisation suite à l’arrêt de médicaments associés dans le traitement des troubles bipolaires
Une fois que la posologie quotidienne d’entretien de stabilisation est atteinte, les autres médicaments peuvent être arrêtés comme indiqué ci-dessous.
Type de traitement | Dose actuelle de stabilisation de la lamotrigine (avant l’arrêt) | Semaine 1 | Semaine 2 | Semaine 3 et suivantes * |
Arrêt du valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotriginevoir rubrique ‘Interactions’, selon la posologie initiale de lamotrigine | ||||
Lorsque le valproate est arrêté, doubler la posologie de stabilisation, sans dépasser une augmentation de 100 mg/semaine. | 100 mg/jour | 200 mg/jour | Maintenir cette posologie | |
200 mg/jour | 300 mg/jour | 400 mg/jour | Maintenir cette posologie | |
Arrêt des inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’, selon la posologie initiale de lamotrigine | ||||
Cette posologie doit être utilisée à l’arrêt des médicaments suivants : | 400 mg/jour | 400 mg/jour | 300 mg/jour | 200 mg/jour |
phénytoïne phénobarbital | 300 mg/jour | 300 mg/jour | 225 mg/jour | 150 mg/jour |
200 mg/jour | 200 mg/jour | 150 mg/jour | 100 mg/jour | |
Arrêt des médicaments qui N’inhibent ou N’induisent PAS significativement la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée lorsque d’autres médicaments qui n’inhibent ou n’induisent pas significativement la glucuronisation sont arrêtés. | Maintenir la posologie cible atteinte durant l’escalade de dose (200 mg/jour ; en 2 prises) (intervalle posologique 100 à 400 mg/jour) | |||
Chez les patients prenant des médicaments dont l’interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n’est pas connue actuellement (voir rubrique ‘Interactions’, il est recommandé de continuer avec la posologie et de l’adapter en fonction de la réponse clinique. | ||||
* Les posologies peuvent être augmentées jusqu’à 400 mg/jour si besoin.
Tableau 5 : Adultes de 18 ans et plus – ajustement de posologie quotidienne de la lamotrigine suite à l’ajout de médicaments associés dans le traitement des troubles bipolaires
Il n’y a aucune expérience clinique dans l’ajustement de posologie quotidienne de la lamotrigine suite à l’ajout d’autres médicaments dans le traitement des troubles bipolaires.
Cependant, sur la base des études d’interactions avec d’autres médicaments, les recommandations suivantes peuvent être faites :
Type de traitement | Dose actuelle de stabilisation de la lamotrigine (avant l’ajout) | Semaine 1 (démarrage avec l’ajout) | Semaine 2 | Semaine 3 et suivantes |
Ajout du valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotrigine – voir rubrique ‘Interactions’, selon la posologie initiale de lamotrigine | ||||
Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant. | 200 mg/jour | 100 mg/jour | Maintenir cette posologie | |
300 mg/jour | 150 mg/jour | Maintenir cette posologie | ||
400 mg/jour | 200 mg/jour | Maintenir cette posologie | ||
Ajout d’inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine chez les patients NE prenant PAS de valproate (voir rubrique ‘Interactions’, selon la posologie initiale de lamotrigine | ||||
Cette posologie doit être utilisée sans le valproate mais avec : phénytoïne primidone | 200 mg/jour | 200 mg/jour | 300 mg/jour | 400 mg/jour |
150 mg/jour | 150 mg/jour | 225 mg/jour | 300 mg/jour | |
100 mg/jour | 100 mg/jour | 150 mg/jour | 200 mg/jour | |
Ajout des médicaments qui N’inhibent ou N’induisent PAS significativement la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique ‘Interactions’ | ||||
Cette posologie doit être utilisée lorsque d’autres médicaments qui n’inhibent ou n’induisent pas significativement la glucuronisation sont ajoutés. | Maintenir la posologie cible atteinte durant l’escalade de dose (200 mg/jour ; intervalle posologique 100 à 400 mg/jour). | |||
Chez les patients prenant des médicaments dont l’interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n’est pas connue actuellement (voir rubrique ‘Interactions’, la posologie de lamotrigine recommandée en cas d’association au valproate doit être appliquée. | ||||
Arrêt du traitement par SYNNAX chez les patients atteints de troubles bipolaires
Dans les essais cliniques, il n’y a eu aucune augmentation de l’incidence, de la sévérité ou du type d’effets indésirables suite à un arrêt brutal de la lamotrigine par comparaison avec le placebo. Par conséquent, les patients peuvent arrêter de prendre SYNNAX sans étape préalable de réduction de la posologie.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans
L’utilisation de SYNNAX n’est pas recommandée chez les enfants de moins de 18 ans suite aux résultats d’une étude comportant une phase en ouvert puis une phase randomisée en double aveugle versus placebo qui n’a démontré aucune efficacité significative et a montré une augmentation des cas de tendances suicidaires (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Propriétés pharmacodynamiques’.
Recommandations posologiques générales pour SYNNAX chez les populations spéciales de patients
Femmes sous contraception hormonale
L’utilisation de l’association éthinylestradiol/lévonorgestrel (30 microgrammes/150 microgrammes) multiplie environ par 2 la clairance de la lamotrigine, entraînant une diminution des taux de lamotrigine. Après titration, une augmentation de la posologie d’entretien de la lamotrigine (jusqu’à 2 fois la dose initiale) peut être nécessaire pour atteindre la réponse thérapeutique maximale.
Durant la semaine sans prise de pilule, un doublement des taux de lamotrigine a été observé. Des effets indésirables dose-dépendants ne peuvent être exclus. Il faut prendre en considération l’utilisation d’une contraception sans semaine sans prise de pilule, comme traitement de première intention (par exemple, contraceptifs hormonaux continus ou méthodes non-hormonales ; voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Interactions’.
Instauration d’une contraception hormonale chez les patientes prenant déjà une posologie d’entretien de la lamotrigine et NE prenant PAS d’inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine
La posologie d’entretien de la lamotrigine devra dans la plupart des cas être doublée (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Interactions’. Il est recommandé qu’à partir de l’instauration d’une contraception hormonale, la posologie de lamotrigine soit augmentée par paliers de 50 à 100 mg/jour toutes les semaines, selon la réponse clinique individuelle. Les posologies ne doivent pas dépasser ce seuil, à moins qu’en fonction de la réponse clinique des doses supérieures soient nécessaires. La mesure des concentrations sériques de lamotrigine avant et après l’instauration du contraceptif hormonal peut être envisagée pour confirmer que la concentration basale en lamotrigine a été maintenue. Si nécessaire, la posologie doit être adaptée. Chez les femmes prenant un contraceptif hormonal incluant une semaine de traitement inactif (« semaine sans prise de pilule »), un suivi du taux de lamotrigine sérique doit être effectué durant la 3ème semaine de traitement actif, c’est-à-dire du jour 15 à 21 du cycle de la pilule. C’est pourquoi il est préférable d’utiliser une contraception exempte de semaine sans prise de pilule, comme traitement de première intention (par exemple, des contraceptifs hormonaux continus ou des méthodes non-hormonales ; voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Interactions’.
Arrêt d’une contraception hormonale chez les patientes prenant déjà une posologie d’entretien de la lamotrigine et NE prenant PAS d’inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine
La posologie d’entretien de la lamotrigine devra dans la plupart des cas être diminuée de 50 % (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Interactions’. Il est recommandé de diminuer progressivement la dose quotidienne de lamotrigine par paliers de 50 à 100 mg chaque semaine (à un taux n’excédant pas 25 % de la dose quotidienne totale par semaine) durant une période de 3 semaines, à moins que la réponse clinique indique le contraire. La mesure des concentrations sériques de lamotrigine avant et après l’arrêt du contraceptif hormonal peut être envisagée, pour confirmer que la concentration basale en lamotrigine a été maintenue. Chez les femmes souhaitant arrêter la prise d’un contraceptif hormonal incluant une semaine de traitement inactif (« semaine sans prise de pilule »), un suivi du taux de lamotrigine sérique doit être effectué durant la 3ème semaine active de traitement, c’est-à-dire du jour 15 à 21 du cycle de la pilule. Des échantillons destinés à l’évaluation des taux de lamotrigine après l’arrêt permanent de la pilule contraceptive ne doivent pas être collectés durant la 1ère semaine suivant l’arrêt de la pilule.
Instauration de la lamotrigine chez les patientes prenant déjà une contraception hormonale
Les augmentations posologiques doivent suivre les recommandations posologiques normales décrites dans les tableaux.
Instauration et arrêt d’une contraception hormonale chez les patientes prenant déjà une posologie d’entretien de la lamotrigine et PRENANT des inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine
Un ajustement à la posologie recommandée d’entretien de lamotrigine peut ne pas être nécessaire.
Utilisation avec l’association atazanavir/ritonavir
Aucun ajustement du schéma recommandé d’augmentation de dose de la lamotrigine ne devrait être nécessaire lorsque la lamotrigine est ajoutée à un traitement en cours par l’association atazanavir/ritonavir. Chez les patients recevant déjà une posologie d’entretien de lamotrigine et ne prenant pas d’inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine, il pourra être nécessaire d’augmenter la posologie de lamotrigine si un traitement par l’association atazanavir/ritonavir est ajouté, ou diminuer la posologie de lamotrigine si atazanavir/ritonavir est arrêté.
La surveillance des concentrations plasmatiques de lamotrigine devra être effectuée avant et pendant les 2 semaines suivant l’instauration ou l’arrêt d’un traitement par l’association atazanavir/ritonavir, afin de voir si un ajustement posologique de la lamotrigine est nécessaire (voir rubrique ‘Interactions’.
Utilisation avec d’autres médicaments contenant des œstrogènes
D’autres traitements contenant des œstrogènes, tels que les thérapies hormonales substitutives (THS), peuvent interférer avec la lamotrigine. Par conséquent, une surveillance clinique étroite de l’efficacité de la lamotrigine, incluant des mesures des concentrations de lamotrigine, peut être effectuée afin d’informer d’un éventuel ajustement de la dose jugé approprié (voir rubrique ‘Mises en garde’.
Utilisation avec l’association lopinavir/ritonavir
Aucun ajustement du schéma recommandé d’augmentation de dose de la lamotrigine ne devrait être nécessaire lorsque la lamotrigine est ajoutée à un traitement en cours par l’association lopinavir/ritonavir.
Chez les patients recevant déjà une posologie d’entretien de lamotrigine et ne prenant pas d’inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine, il pourra être nécessaire d’augmenter la posologie de lamotrigine si un traitement par l’association lopinavir/ritonavir est ajouté, ou diminuer la posologie de lamotrigine si lopinavir/ritonavir est arrêté. La surveillance des concentrations plasmatiques de lamotrigine devra être effectuée avant et pendant les 2 semaines suivant l’instauration ou l’arrêt d’un traitement par l’association lopinavir/ritonavir, afin de voir si un ajustement posologique de la lamotrigine est nécessaire (voir rubrique ‘Interactions’.
Sujets âgés (plus de 65 ans)
Aucune adaptation posologique à partir du schéma recommandé n’est requise. La pharmacocinétique de la lamotrigine dans cette population ne diffère pas significativement de la population adulte non‑âgée (voir rubrique ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Insuffisant rénal
Des précautions doivent être prises lorsque SYNNAX est administré à des patients insuffisants rénaux. Pour les patients en stade terminal d’insuffisance rénale, les posologies initiales de lamotrigine doivent se baser sur celles des traitements concomitants de ces patients ; des posologies d’entretien plus faibles peuvent être efficaces pour les patients ayant une insuffisance rénale fonctionnelle significative (voir rubriques ‘Mises en garde’ et ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Insuffisant hépatique
Les posologies initiales, d’augmentation et d’entretien doivent généralement être réduites d’approximativement 50 % chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh de grade B) et de 75 % chez les insuffisants hépatiques sévères (Child-Pugh de grade C). Les augmentations posologiques et les posologies d’entretien doivent être ajustées en fonction de la réponse clinique (voir rubrique ‘Propriétés pharmacocinétiques’.
Mode d’administration
Utilisation par voie orale.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Grossesse
Risque lié aux antiépileptiques en général
Un avis spécialisé doit être donné aux femmes épileptiques en âge de procréer. Le traitement antiépileptique doit être réévalué lorsqu’une femme envisage une grossesse. Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le fœtus peuvent être graves.
La monothérapie doit être préférée chaque fois que cela est possible car une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales qu’une monothérapie. Le risque de malformations congénitales lié à la polythérapie varie en fonction des antiépileptiques co-administrés.
Risque lié à la lamotrigine
L’analyse d’un nombre élevé de données chez les femmes exposées à la lamotrigine en monothérapie pendant le premier trimestre de grossesse (plus de 8700) n’a pas mis en évidence d’augmentation substantielle du risque de malformations congénitales majeures y compris les fentes labio-palatines. Les études chez l’animal ont montré une toxicité sur le développement (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.
Si un traitement par SYNNAX est considéré comme nécessaire durant la grossesse, la dose thérapeutique la plus faible est recommandée.
La lamotrigine a un léger effet inhibiteur sur l’acide dihydrofolique réductase et pourrait par conséquent théoriquement conduire à un risque accru de préjudices embryofœtaux par diminution des taux d’acide folique. La prise d’acide folique doit être envisagée lorsqu’une grossesse est prévue et durant le début de la grossesse.
Les changements physiologiques durant la grossesse peuvent modifier les concentrations de lamotrigine et/ou son effet thérapeutique. Des cas de diminution des taux plasmatiques de lamotrigine durant la grossesse ont été rapportés avec un risque potentiel de perte de contrôle des crises. Après la naissance, les taux de lamotrigine peuvent augmenter rapidement avec un risque d’effets indésirables dose-dépendants. Par conséquent, les concentrations sériques de lamotrigine doivent être surveillées avant, pendant et après la grossesse, tout comme rapidement après la naissance. Si nécessaire, la dose doit être adaptée pour maintenir la concentration sérique de la lamotrigine au même niveau qu’avant la grossesse, ou adaptée à la réponse clinique. De plus, les effets indésirables dose-dépendants doivent être surveillés après la naissance.
Allaitement
Il a été rapporté que la lamotrigine passe dans le lait maternel à des concentrations fortement variables, entraînant chez les nourrissons des taux en lamotrigine totaux allant jusqu’à environ 50 % de ceux de la mère. Par conséquent, chez les nourrissons allaités, les concentrations sériques de lamotrigine peuvent atteindre des taux auxquels des effets pharmacologiques peuvent survenir.
Les bénéfices potentiels de l’allaitement doivent être évalués face au risque potentiel de survenue d’effets indésirables chez le nourrisson. Si une femme décide d’allaiter son enfant pendant qu’elle est traitée par lamotrigine, il faudra surveiller les effets indésirables chez le nourrisson, tels que la somnolence, une éruption cutanée ou une prise de poids insuffisante.
Fertilité
Des études effectuées chez l’animal n’ont révélé aucune altération de la fertilité par la lamotrigine (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.