Nom du médicament
MEDROL
Type
Médicament
Nature
Princeps
Forme galénique
Comprimé quadrisécable
Composition
Méthylprednisolone
Dosage
4 mg par comprimé
Présentation
boîte de 30 comprimés quadrisécables pour faciliter la prise
Prix
- Prix public : 35.1 DH
- Prix hospitalier : 21.9 DH
Remboursement
Remboursable
Laboratoire
Pfizer
Classe thérapeutique
- Antalgiques – Antipyrétiques – Anti-inflammatoires – Antispasmodiques ➜ Anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) : corticoïdes ➜ AIS voie orale ➜ Méthylprednisolone
- Pneumo-allergo-phtysiologie ➜ Asthme et bronchopneumopathies chroniques ➜ Corticoïdes ➜ Voie orale ➜ Méthylprednisolone
Classification ATC
Code : H02AB04
- Hormones Systémiques, à l’exclusion des hormones sexuelles et des insulines
- ➜ Corticostéroïdes à usage systémique
- ➜ Corticoïdes à usage systémique, seuls
- ➜ Glucocorticoïdes
- ➜ Méthylprednisolone
Indications thérapeutiques
AFFECTIONS OU MALADIES :
COLLAGENOSES-CONNECTIVITES
Poussées évolutives de maladies systémiques, notamment : lupus érythémateux disséminé, vascularite, polymyosite, sarcoïdose viscérale.
DERMATOLOGIQUES
Dermatoses bulleuses auto-immunes sévères, en particulier pemphigus et pemphigoïde bulleuse.
Formes graves des angiomes du nourrisson.
Certaines formes de lichen plan.
Certaines urticaires aiguës.
Formes graves de dermatoses neutrophiliques.
DIGESTIVES
Poussées évolutives de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn.
Hépatite chronique active auto-immune (avec ou sans cirrhose).
Hépatite alcoolique aiguë sévère, histologiquement prouvée.
ENDOCRINIENNES
Thyroïdite subaiguë de De Quervain sévère.
Certaines hypercalcémies.
HEMATOLOGIQUES
Purpuras thrombopéniques immunologiques sévères.
Anémies hémolytiques auto-immunes.
En association avec diverses chimiothérapies dans le traitement d’hémopathies malignes lymphoïdes.
Erythroblastopénies chroniques acquises ou congénitales.
INFECTIEUSES
Péricardite tuberculeuse et formes graves de tuberculose mettant en jeu le pronostic vital.
Pneumopathie à Pneumocystis carinii avec hypoxie sévère.
NEOPLASIQUES
Traitement anti-émétique au cours des chimiothérapies antinéoplasiques.
Poussée œdémateuse et inflammatoire associée aux traitements antinéoplasiques (radio et chimiothérapie).
NEPHROLOGIQUES
Syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes.
Syndrome néphrotique des hyalinoses segmentaires et focales primitives.
Stades III et IV de la néphropathie lupique.
Sarcoïdose granulomateuse intrarénale.
Vascularites avec atteinte rénale.
Glomérulonéphrites extra-capillaires primitives.
NEUROLOGIQUES
Myasthénie.
Œdème cérébral de cause tumorale.
Polyradiculonévrite chronique, idiopathique, inflammatoire.
Spasme infantile (syndrome de West) / syndrome de Lennox-Gastaut.
Sclérose en plaques en poussée, en relais d’une corticothérapie intraveineuse.
OPHTALMOLOGIQUES
Uvéite antérieure et postérieure sévère.
Exophtalmies œdémateuses.
Certaines neuropathies optiques, en relais d’une corticothérapie intraveineuse (dans cette indication, la voie orale en première intention est déconseillée).
ORL
Certaines otites séreuses.
Polypose nasosinusienne.
Certaines sinusites aiguës ou chroniques.
Rhinites allergiques saisonnières en cure courte.
Laryngite aiguë striduleuse (laryngite sous-glottique) chez l’enfant.
RESPIRATOIRES
Asthme persistant de préférence en cure courte en cas d’échec du traitement par voie inhalée à fortes doses.
Exacerbations d’asthme, en particulier asthme aigu grave.
Bronchopneumopathies chroniques obstructives en évaluation de la réversibilité du syndrome obstructif.
Sarcoïdose évolutive.
Fibroses pulmonaires interstitielles diffuses.
RHUMATOLOGIQUES
Polyarthrite rhumatoïde et certaines polyarthrites.
Pseudo polyarthrite rhizomélique et maladie de Horton.
Rhumatisme articulaire aigu.
Névralgies cervico-brachiales sévères et rebelles.
TRANSPLANTATION D’ORGANE ET DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES ALLOGENIQUES
Prophylaxie ou traitement du rejet de greffe.
Prophylaxie ou traitement de la réaction du greffon contre l’hôte.
Posologie et mode d’administration
Posologie
Voie orale.
Equivalence anti-inflammatoire (équipotence) pour 5 mg de prednisone : 4 mg de méthylprednisolone.
Les comprimés seront avalés avec un peu d’eau au cours du repas.
RESERVE A L’ADULTE ET A L’ENFANT DE PLUS DE 6 ANS.
MEDROL est particulièrement adapté aux traitements ne nécessitant que de faibles doses.
Chez l’enfant de moins de 6 ans, il existe des formes pharmaceutiques plus adaptées.
Adultes
La posologie est variable en fonction du diagnostic, de la sévérité de l’affection, du pronostic, de la réponse du patient et de la tolérance au traitement.
Traitement d’attaque : de 0,3 mg à 1,0 mg/kg/jour de méthylprednisolone (soit 0,35 mg à 1,2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 4 à 14 comprimés chez un adulte de 60 kg.
Au cours des maladies inflammatoires graves, la posologie varie de 0,60 mg à 1,00 mg/kg/jour de méthylprednisolone (soit 0,75 mg/kg/jour à 1,2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 9 à 14 comprimés par jour pour un adulte de 60 kg.
Des situations très exceptionnelles peuvent requérir des doses plus élevées.
Traitement d’entretien : de 4 à 12 mg/jour de méthylprednisolone, soit 1 à 3 comprimés par jour.
Enfants de plus de 6 ans (en raison de la forme pharmaceutique)
La posologie doit être adaptée à l’affection et au poids de l’enfant.
Traitement d’attaque : de 0,4 à 1,6 mg/kg/jour de méthylprednisolone (soit 0,5 à 2 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 2 à 8 comprimés pour un enfant de 20 kg.
Traitement d’entretien : de 0,2 à 0,4 mg/kg/jour de méthylprednisolone (soit de 0,25 à 0,5 mg/kg/jour équivalent prednisone). A titre indicatif : 1 à 2 comprimés pour un enfant de 20 kg.
La prescription de la corticothérapie à jour alterné (un jour sans corticoïde et le deuxième jour avec une posologie double de la posologie quotidienne qui aurait été requise) s’utilise chez l’enfant pour tenter de limiter le retard de croissance. Ce schéma à jour alterné ne peut s’envisager qu’après le contrôle de la maladie inflammatoire par les fortes doses de corticoïdes, et lorsqu’au cours de la décroissance aucun rebond n’est observé.
En général
Le traitement ’’ à la dose d’attaque ’’ doit être poursuivi jusqu’au contrôle durable de la maladie. La décroissance doit être lente. L’obtention d’un sevrage est le but recherché. Le maintien d’une dose d’entretien (dose minimale efficace) est un compromis parfois nécessaire.
Pour un traitement prolongé et à fortes doses, les premières doses peuvent être réparties en deux prises quotidiennes. Par la suite, la dose quotidienne peut être administrée en prise unique de préférence le matin au cours du repas.
Arrêt du traitement
Le rythme du sevrage dépend principalement de la durée du traitement, de la dose de départ et de la maladie.
Le traitement entraîne une mise au repos des sécrétions d’ACTH et de cortisol avec parfois une insuffisance surrénalienne durable. Lors du sevrage, l’arrêt doit se faire progressivement, par paliers en raison du risque de rechute : réduction de 10 % tous les 8 à 15 jours en moyenne.
Pour les cures courtes de moins de 10 jours, l’arrêt du traitement ne nécessite pas de décroissance.
Lors de la décroissance des doses (cure prolongée) : à la posologie de 5 à 7 mg d’équivalent prednisone, lorsque la maladie causale ne nécessite plus de corticothérapie, il est souhaitable de remplacer le corticoïde de synthèse par 20 mg/jour d’hydrocortisone jusqu’à la reprise de la fonction corticotrope. Si une corticothérapie doit être maintenue à une dose inférieure à 5 mg d’équivalent prednisone par jour, il est possible d’y adjoindre une petite dose d’hydrocortisone pour atteindre un équivalent d’hydrocortisone de 20 à 30 mg par jour.
Lorsque le patient est seulement sous hydrocortisone, il est possible de tester l’axe corticotrope par des tests endocriniens. Ces tests n’éliminent pas à eux seuls, la possibilité de survenue d’insuffisance surrénale au cours d’un stress.
Sous hydrocortisone ou même à distance de l’arrêt, le patient doit être prévenu de la nécessité d’augmenter la posologie habituelle ou de reprendre un traitement substitutif (par exemple 100 mg d’hydrocortisone en intramusculaire toutes les 6 à 8 heures) en cas de stress : intervention chirurgicale, traumatisme, infection.
Fertilité, Grossesse et Allaitement
Grossesse
Chez l’animal, l’expérimentation met en évidence un effet tératogène des corticostéroïdes lorsqu’ils sont administrés chez les femelles à fortes doses.
Cependant, les corticostéroïdes ne semblent pas causer d’anomalies congénitales lorsqu’ils sont administrés aux femmes enceintes.
Etant donné qu’aucune étude de reproduction humaine adéquate n’a été réalisée avec la méthylprednisolone, ce médicament ne sera utilisé pendant la grossesse qu’après une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque pour la mère et le fœtus.
Certains corticostéroïdes traversent la barrière placentaire. Une étude rétrospective a détecté une plus grande incidence de faible poids à la naissance parmi les enfants nés de mères recevant des corticostéroïdes. Chez l’Homme, le risque de faible poids de naissance semble être dose-dépendante et peut être minimisé par l’administration de doses plus faibles de corticostéroïdes.
Les enfants nés de mères ayant reçu des doses importantes de corticostéroïdes pendant la grossesse doivent être soigneusement observés et évalués pour des signes d’insuffisance surrénale, bien que l’insuffisance surrénale néonatale semble être rare chez les nourrissons qui ont été exposés in utero aux corticostéroïdes.
Il n’y a aucun effet connu des corticostéroïdes sur le travail et l’accouchement.
Des cas de cataracte ont été observés chez des nourrissons nés de mères sous traitement prolongé par corticostéroïdes pendant leur grossesse.
Allaitement
Les corticostéroïdes passent dans le lait maternel et peuvent inhiber la croissance et perturber la production endogène de glucocorticoïdes chez le nourrisson allaité.
Ce médicament ne devra être utilisé pendant l’allaitement qu’après une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque pour la mère et le nourrisson.
En cas de traitement à doses importantes et de façon chronique, l’allaitement est déconseillé.
Fertilité
Une altération de la fertilité a été mise en évidence lors de l’administration de corticostéroïdes dans les études menées chez l’animal (voir rubrique ‘Sécurité préclinique’.